‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 100 sur 153 · Legrind, p · texte numérisé non relu

Legrind, p

3. MiiNTz et Fabre, La bibliothèque du Vatican du XV° siècle^ p. 7.

porte la signature du copiste qui l'a exécuté : « Bar^ tholomeus de Medemblic scripsit * » .

La chute de Tempire byzantin et la prise de Constantinople fournirent au pape une occasion unique de faire entrer dans sa bibliothèque des ouvrages grecs. Si, au dire du cardinal Isidore, plus de 120.000 volumes furent détruits par les Turcs, il en resta cependant encore assez pour enrichir le Vatican. Nicolas V envoya à Constantinople et dans l'Archipel des hommes de confiance pour en négocier l'achat. Ils rapportèrent un si grand nombre de manuscrits qu'on disait couramment à Rome que la Grèce n'avait pas été détruite, mais transférée en Italie^. Ces achats et ces copies coûtèrent au pape plus de quarante mille écus, mais ils firent de la bibliothèque du Vatican l'une des premières du monde.

Pour s'en convaincre, on n'a qu'à faire le compte des manuscrits qu'elle contenait en 1455. Tortellî qui en avait l'administration, l'estimait à 9.000, Vespasiano réduisait ce nombre à 5.000 ; Pie II et saint Antonin de Florence l'abaissaient encore, le premier à 3.000, le second à 1.000. MM. Mûntz et Fabre ^ ont découvert et publié l'inventaire de la bibliothèque que fit l'évêque de Vich, Cosme de Montserrat, le 16 avril 1455, entre la mort de Nicolas V et le couronnement de son successeur Calixte III. Il comprend 824 numéros. Au premier abord, on peut trouver inexplicable l'écart qui existe entre ces différentes évaluations. On en trouve déjà une raison dans ce fait que l'inventaire mentionne seulement les manuscrits latins. Or, dans les dernières années de son pontificat,

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