Publiée par Voigt, ibid
des copies aux frais du Saint-Siège. Pour le rassurer ainsi que tous ceux auxquels de pareilles lettres étaient adressées, il spécifiait qu'il s'agissait non de prendre par subterfuge des manuscrits, mais de les faire simplement copier. Enoch alla sur les bords de la Vistule et de la Pregel et il poussa jusqu'en Danemark et en Scandinavie. Ses découvertes furent de peu d'importance et mirent en lumière des curiosités plutôt que des œuvres vraiment intéressantes. Il revint en 1455 avec un traité d'art culinaire attribué à Apicius et les œuvres de Porphyrin, « excellent commentateur d'Horace* ».
Tandis que se faisaient ces recherches, de nombreux copistes transcrivaient pour la bibliothèque apostolique les œuvres qu'elle ne possédait pas. Nicolas V intervenait personnellement auprès des princes et des bibliophiles pour emprunter les manuscrits dont il désirait des copies. L'exemplaire de Plutarque que Filelfe réclama plus tard avec tant d'insistance à Calixte III et à Pie II 2, avait sans doute été prêté ainsi à Nicolas V. Beaucoup de ces copistes étaient ultramontains, Français ou Allemands et, avec les tisseurs de Paris ou d'Arras, ils contribuèrent à initier l'Italie à l'art du Nord. Les registres de dépenses nous ont conservé les noms de deux d'entre eux : Simon Honorât « Français», qui fît les miniatures de deux missels destinés à la chapelle du pont Saint-Ange, et ser Giuliano di Giacomo de Terni ^. Un exemplaire des œuvres de saint Augustin décoré de splendides initiales
i..Au lieu de l'exemplaire complet deTile-Live à la recherche duquel il était parti. Platina, Vie de Nicolas V.