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Raphaël de Volterre, Comment, ^ XXI

i. On verra plus bas que ce succès ne fut pas tout à fait mérilé.

lier celle de Strabon. Ce n'était certes pas une entreprise de peu d'importance que de faire paraître en latin, avec la rapidité qu'exigeait l'impatience de Nicolas V, les dixsept livres de cette grande œuvre géographique. Aussi la partagea- t-on entre plusieurs humanistes. On s'adressa tout d'abord à Guarino de Vérone qui enseignait depuis plus de trente ans la rhétorique et comptait au nombre de ses élèves la plupart des esprits cultivés du temps. Agé de quatre-vingts ans, il semblait à la fin de sa carrière; il répondit cependant aux ouvertures qui lui furent faites. Elles étaient, il est vrai, des plus séduisantes : « le grand ouvrage de Strabon De situ or" bis étant divisé en trois parties, sur l'Asie, l'Afrique et l'Europe, on lui offrait cinq cents florins pour la traduction de chacune d'elles ^ ». Il se mit à l'œuvre avec ardeur; avant la mort de Nicolas V, il put lui présenter dix livres de Strabon pour lesquels il toucha mille florins. « Je brûle d'un vif désir ou plutôt d'une soif inimaginable de satisfaire entièrement sur ce point Sa Sainteté ^, » écrivait-il, le 7 mars 1453, à Tortelli. Les sept autres livres furent traduits par Grégoire le Tifernate.

Nous pourrions citer encore d'autres traductions entreprises par ordre de Nicolas V ou sur ses encouragements, telles que celles de Dion Chrysostome et

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