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milieu d'un cercle de lettrés. Tous les humanistes qui habitaient Rome ou même qui y étaient de passage y recevaient, au dire de Blondus, l'accueil le plus gracieux, et bientôt ils célébrèrent à l'envi les louanges de ce nouveau Mécène. Toujours empressé à envoyer ses écrits aux princes généreux, Filelfe lui lit hommage de plusieurs de ses œuvres : le l®' juillet 1459 de ses odes grecques, le 23 mai 1461 de ses Florentinœ commentationes * , Pogge lui dédia ses propos de table sur l'avarice, historia convivalis tripartita^ « preuve infaillible, constate Pastor après Voigt, que parmi les gens de lettres, ce cardinal n'était point suspect de ce vice ^ » .
Il semble avoir eu un goût assez marqué pour les recherches archéologiques. Il avait admis dans sa familiarité le secrétaire apostolique Blondus, celui qui représentait le mieux, avec Pogge et Cyriaque d'Ancône, la science archéologique naissante; et avec lui, il faisait des explorations et des fouilles dans ses domaines, pour y retrouver des ruines ou des débris artistiques de l'antiquité *. Une fantaisie le mit en rapports avec Alberti. Dans les domaines de Prosper Colonna figuraient le château et le lac de Nemi; à l'instigation peut-être de l'architecte florentin, il conçut le projet de faire rechercher, dans le fond du lac, la barque de l'empereur romain Tibère qui s'y était perdue dans les premières années de notre ère. Pour cette opération, on fît venir de Gênes d'habiles plongeurs, Alberti construisit des machines spéciales et l'on employa à toutes sortes de travaux préparatoires les paysans des alentours. Les découvertes qui furent
i. Ep., XV, p. i07 ; XVn, p. I.