‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 118 sur 153 · p. PiERLiMG, La Russie et le Saint-Siège^ I, 7 et · texte numérisé non relu

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2. Filelfe, si empressé auprès des autres cardinaux, ne lui a adressé qu'uue ode. Legrand, op. cit.j p. 208, 294.

Grottaferrata qui unissaient au goût des littératures antiques une vive piété. Il allait souvent se reposer à la Palazzuola, non loin de leur abbaye, sur les pentes pittoresques des monts Albains. S'il n'avait pas, comme jadis le cardinal Orsini, ou comme son ami Bessarion, les moyens de se constituer une riche collection de manuscrits, il obtenait du pape Calixte III la jouissance, sa vie durant, d'une partie de la bibliothèque apostolique, et il emportait chez lui, pour les étudier à loisir, soixante-deux volumes du Vatican. « Le choix qu'il fit, dit le P. Pierling, témoigne en faveur d'un esprit large et varié. A côté des Évangiles, des Pères et des docteurs de l'Eglise, il y a des canonistes, des philosophes, des historiens, des. géographes, des orateurs et des poètes, des géomètres et des médecins. Les meilleurs noms y sont représentés, et pour n'en citer que quelques-uns, nous y trouvons ^ Grégoire de Nazianze, Chrysostome, Thomas d'Aquin, Platon, Hérodote, Plutarque, Thucydide, Manassé, Zonaras, Diodore, Polybe, Démosthène, Isocrate, Homère, Euclide, Archimède, Galien et Hippocrate. » Quelle que fût la renommée du cardinal Isidore, elle fut éclipsée par celle de son ami, Bessarion, métropolite de Nicée, cardinal des Saints-Apôtres. Leurs existences eurent beaucoup de traits communs^. Nés dans le monde grec, ils furent des moines aussi savants que pieux; métropolites, ils travaillèrent avec la même ardeur à l'union des Églises et lorsqu'ils eurent réussi à la faire proclamer, ils reçurent dans le même consistoire la pourpre romaine. Forcés par les circonstances de s'établir auprès du pape, ils furent chargés

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