Ep,, X
pard Zacchi, de Volterre, vécut dans rintimité de Bessarion qui lui demanda de traduire en latin un sermon de saint Basile ^ Ce fut enfin dans cette sorte d'académie que furent composés les traités de Théodore Gaza et de Michel Apostolios sur Aristote et Platon.
On s'explique dès lors le culte que les humanistes vouèrent au savant et généreux Bessarion, et qu'ils conservèrent à sa mémoire. « L'évêque d'Aléria, Jean- André de Bussi, déclare qu'aucune grande chose ne se fait sans que Bessarion y prenne sa part. Filelfe, l'évêque de Pavie, Ammanati, Campani font de lui une sorte de Providence visible, le prélat juste, courageux, magnifique... Nicolas Capranica, Michel Apostolios, Platina qui ont si longtemps vécu de sa vie , prononcent sur sa tombe à peine fermée des éloges tout attendris de ses vertus... C'est un concours universel de louanges des contemporains et de la postérité ^. »
Sans être des collectionneurs comme Pierre Barbo, des savants comme Torquemada, des humanistes comme Landriano, des hellénistes comme Bessarion, les autres cardinaux d'Eugène IV avaient en général le goût des lettres et des arts , et ils trouvaient moyen de le satisfaire, même quand ils semblaient absorbés par les affaires qui leur étaient confiés. « Antoine Casini, cardinal de Saint-Marcel, était un juriste et un canoniste de valeur, nous dit Vespasiano. Il était