Ep, XI, p
« pleines d'érudition », notamment celles qu'il envoya à son compatriote François Barbo *.
Lorsque, en 1447, les cardinaux donnèrent pour successeur à Eugène IV celui d'entre eux qui avait été créé le dernier, mais qui, plus qu'aucun d'eux, réalisait l'idéal chrétien de la Renaissance, Thomas de Sarzane, ils exaltèrent instinctivement cette culture dont ils étaient tous, à un degré plus ou moins haut, les représentants.
Humaniste lui-même, Nicolas V tint à honneur de conserver au Sacré-Collège son renom. « 11 créa huit cardinaux; tous furent des hommes de valeur, sauf son frère Philippe (Calandrini), .qui s'appela dans la suite le cardinal de Bologne ^. » Alain Coetivy, cardinal-évêque d'Avignon, était « savant » et sa science était « universelle ». Vespasiano fait le même éloge de Jean Roliu, cardinal-évêque d'Autun. L'Espagnol Antoine de la Cerda, évêque de Lérida et cardinal de Saint-Chrysogone, jouissait de la même réputation de science ; Pie II l'appelle dans ses Commentaires « le prince des théologiens^ »; et Vespasiano déclare qu' « il était un très grand philosophe et théologien, comme il y en avait peu de son temps ». C'est à lui que Giannozzo Manetti dédia la vie de Nicolas V qu'il composa aussitôt après la mort de ce pape. iEneas Silvius lui fit hommage de son traité De statu Europae sub Frederico III ^, Antoine de la Cerda avait aussi des goûts artistiques. Sous Nicolas V il fît réparer l'une des chapelles de la basilique vaticane ^ ; les travaux qui y
i. ClACCOMUS, II, 921.
â. Vespasiano, Vi7e, p. 37.