Op, cit.j I, p
2. Le frate est le religieux mendiant, le monaco le moine bénédictin, vivant des revenus de l'ordre dans son monastère.
plusieurs écrivains, tels que Guarino, François Barbaro et Ambroise le Camaldule, quoique plusieurs de ses religieux fussent eux-mêmes des écrivains distingués, tels que Frère Albert de Sartiano, Pogge dirigea contre lui et son ordre les plus violents pamphlets, VHistoria connvalis de avaritia^ son dialogue Adversus hypo^ crisim et son autre dialogue De mîseria humanse condicionisy les plaisanteries les plus grossières de ses Facéties, les traits les plus acérés de sa correspondance. « Ces Frères mendiants réduiront à la mendicité par leur paresse tous ceux qui vivent de la sueur de leur front. Ils s'appellent eux-mêmes Mineurs^ ils se nomment Religieux de r Observance et que sont-ils en réalité? d'anciens travailleurs de la campagne, des ouvriers paresseux qui, en revêtant l'habit religieux, n'ont eu qu'un désir, éviter le travail , une foule enflée d'orgueil, adonnée au faste et à la vanité plutôt qu'à la vraie vertu ^ » Il ne tarit pas contre « ces va- « gabonds, hos circulatores^ qu'on voit partout sorte dides et la tête penchée », contre « ces fâcheux « aboyeurs, hos molestos latratores ». A l'entendre, ce sont des bouffons, grossiers, ignorants, dont le succès n'est dû qu'à une mimique de singes et à des poumons infatigables. Ce sont des hypocrites avides de gain qui poursuivent non la conversion des pécheurs, mais la faveur de la populace. Il les accuse de semer les scandales et de former moins « une congrégation de « religieux qu'une officine de crimes ». Sa pudeur — et par ses autres écrits on sait ce qu'elle est — « l'empêche de raconter plus explicitement leurs actes déshonnêtes^ ».
i. Pogge, Opéra, éd. Bâie, iuo8, p. 102.