‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 26 sur 153 · Ibid.y · texte numérisé non relu

Ibid.y

L'HUMANISME A LA COUR D'AVIGNOxN. 53

plus loin cette analyse des spolia : le P. Ehrie les a publiés * dans son histoire.

La collection des auteurs classiques était devenue fort importante en 1369; dans l'inventaire de cette année-là ^ nous relevons plus de trente manuscrits de divers traités d'Aristote, les œuvres d'Esope, de Josèphe, de Porphyre, de Ptolémée, plusieurs discours et plusieurs dialogues de Cicéron, plusieurs décades de Tite-Live, le Songe de Scipion, l'Histoire naturelle de Pline, plusieurs exemplaires des lettres et des tragédies de Sénèque, les poésies de Claudien, d'Ovide, les histoires de Salluste, de Suétone, de Trogue-Pompée, de Valère Maxime et le traité de Végèce.

Le successeur d'Urbain V, Grégoire XI (1370-1378), montra pour l'antiquité le même goût que son oncle Clément VI. Un manuscrit de Trogue-Pompée ayant été découvert à Verceil, il s'empressa de le demander à Jean Fieschi, évêque de cette ville, le 9 août 1374^ ; et le même jour, il écrivit à son nonce à Paris, Bernard Cariti, pour le prier de rechercher à la bibliothèque de la Sorbonne plusieurs livres de Cicéron dont il lui envoyait la liste et qu'il voulait faire copier. Aussi la collection des auteurs classiques s'était encore enrichie lorsque, en 1375, Grégoire XI fit rédiger un nouveau catalogue* de sa bibliothèque. Parmi les acquisitions nouvelles faites de 1369 à 1375, nous relevons le De officiiSy les Çatilinaires et le De senectute de Cicéron, les œuvres de Solin, de Galien, d'Eutrope, de Jules César et un résumé de Tite-Live, enfin les poésies de Virgile.

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