‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 42 sur 153 · MÛKTZ · texte numérisé non relu

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â. Ibid., I, 9.

3. Raphaël DE VoLTERRA, Commentaires^ XXII, p. 258.CiACGomLS,n,818.

dû être refaites en entier; d'après d'autres, elles n'étaient qu'endommagées et auraient été simplement restaurées par Martin V. Ce qui est certain, c'est que le travail était considérable, puisque, malgré son activité, ce pontificat dut en laisser aux suivants la continuation. Pour pouvoir l'entreprendre, Martin V fit appel au concours de certains princes chrétiens, et en particulier du duc de Bretagne * ; comment expliquer autrement que l'écusson breton ait figuré au milieu de ces fresques et de ces mosaïques, à côté de celui des Colonna? Il est à regretter que le laconisme des livres de comptes et des archéologues ne nous donnent pas les noms des artistes qui ont présidé ou pris part à ces travaux d'art.

Situé à l'extrémité de la ville, le long des murs qui la défendaient du côté de la campagne, le Latran avait été gravement endommagé par les guerres civiles et l'invasion napolitaine de Ladislas; peut-être même, la basilique portait-elle encore des traces de l'incendie qui l'avait dévastée sous Innocent VI. Urbain V avait réparé la confession et reconstruit le ciborium ; mais le pavement, la voûte et l'abside restaient encore à refaire ou à orner. Martin V, qui avait été chanoine de Saint-Jean de Latran ^ et dont la famille exerçait comme un droit de patronat sur cette basilique, accorda une attention toute particulière et de fortes sommes à ces embellissements. Il renouvela entièrement la charpente qui recouvrait la basilique, fit exécuter le pavement^ qui orne encore la nef, et qui, à l'imitation de Vopus tessellatum du Moyen Age, fut formé d'une mosaïque de porphyre et de marbre ; les

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