‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 65 sur 153 · Ep, vni, 36, p. 396, lettre à Niccolo Niccoli · texte numérisé non relu

Ep, vni, 36, p. 396, lettre à Niccolo Niccoli

même, il avait reçu avec joie la dédicace de la Vie de saint Jean Chrysostome et fait lire cet ouvrage à sa table ; car il avait mi goût marqué pour ce Père de l'Église *. Dans la suite, il engagea Ambroise à publier en latin les actes grecs du concile de Chalcédoine. Il en demanda le manuscrit à la bibliothèque des Prêcheurs de Florence qui le possédait, afin, disait-il, de le lire et de le faire copier. Ambroise pria son ami Alberti de veiller à ce que le vœu du pape fût promptement exécuté, car, ajoutait-il, « ce n'est pas seulement le pape qui le désire, mais nous aussi » ; preuve qu'Eugène IV n'empruntait ce volume que pour permettre au savant Camaldule de s'en servir ^.

Bientôt le pape favorisa par des subventions les traductions de Traversari. Au commencement de 1436, Ambroise préparait la publication des actes grecs du .' concile de Chalcédoine et du sixième concile œcuménique; il dépêcha au souverain pontife l'un de ses moines de Sainte-Marie des Anges, frère Michel, pour lui demander des subsides. En même temps, afin de mieux disposer la munificence pontificale, il se recommandait à la bienveillance de frère Placido Pavanello, l'un de ces religieux qu'Eugène IV avait admis dans son intimité ^. Mais le trésor avait été épuisé par les troubles des années précédentes et les luttes de la curie avec le concile de Bâle; d'autre part, il fallait ménager les ressources pour parer aux frais des négociations engagées avec les Grecs. C'est ce qui explique pourquoi Traversari dut revenir à la charge pour obtenir les subventions nécessaires ; il écrivait au

i. Hodœporicon, p. 11.

â. Ep. IX, il, p. 444.

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