‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 66 sur 153 · Ep. IV, 42, p. 2H · texte numérisé non relu

Ep. IV, 42, p. 2H

frère Placide : « Si le souverain pontife désire que je me consacre à la publication des livres grecs, il faut reconnaître que, jusqu'ici, il ne m'a pas accordé de grands secours ; j'ai besoin au moins de deux copistes qui écriront sous ma dictée. Chaque jour, je dois tellement écrire, mon frère, que je crains de ne pas suffire à la tâche; car déjà je sens une douleur aux articulations et au bras droit... Je viens de traduire le discours de Grégoire de Nazianze sur la mort de son frère et j'ai entièrement terminé ses trois discours sur la Paix ; je pourrais chaque jour en faire beaucoup plus, si les secours ne me manquaient pas ^ » Une autre lettre d'Ambroise Traversari, écrite le 27 novembre 1437, nous prouve d'une manière formelle qu'une sorte d'accord était intervenu entre lui et le saint-père; l'un promettant de se consacrer à la publication et la traduction d'un certain nombre d'œuvres de la littérature grecque, l'autre s'engageant à faire les frais de cette entreprise littéraire. « Le pape m'a ordonné, écrivait Ambroise à Cosme de Médicis, de travailler à la traduction du texte grec de l'Écriture Sainte, et d'engager pour cela quatre copistes, promettant de les rémunérer lui-même. Il m'a assigné à cet effet deux cents aurei par an, mais jusqu'ici, il ne m'en a payé que cent. Il m'a encore demandé de traduire le Commentaire de saint Jean Chrysostome sur saint Matthieu. Tout le Sacré-Collège le désire ardemment, les cardinaux y ont vivement poussé le pape, et je suis décidé à exécuter ses ordres dans la mesure de mes forces ^. » Déjà le 11 janvier 1437 ', il avait adressé des plaintes

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