MARcmi, Vita diLorenzo Valla^ p
Quand s'attacha-t-il d'une manière définitive au service de la cour pontificale ? Les documents ne donnent à cette question que des réponses contradictoires. D'après Raphaël de Volterre ', il était déjà à Rome comme dataire pontifical, en 1430, lorsque le pape Martin V présida à la translation d'Ostie dans l'église Saint- Augustin des reliques de sainte Monique. Ce serait même Vegio qui aurait eu la première pensée de cette pieuse cérémonie et en aurait pris les frais à sa charge. Mais, d'autre part, nous savons qu'il était encore à Pavie, lorsque, le 15 mars 1432, il dédiait à l'archevêque de Milan son De sîgnificatione çferborum. Il est possible que Raphaël de Volterre ait exagéré la part que prit Vegio à la translation de sainte Monique, et que le pieux humaniste se soit contenté, après 1432, de célébrer dans ses vers et de décorer à ses frais d'un beau monument la nouvelle sépulture de la sainte. Que Vegio ait été attiré à Rome par Martin V ou par Eugène IV. il est certain qu'il y était en 1432 et qu'il y demeura jusqu'à sa mort, en 1458. Il exerça à la chancellerie pontificale les fonctions d'abréviateur, et, en 1444, devint chanoine de Saint-Pierre. 11 ne semble pas avoir été possédé par Vauri sacra famés et cette ambition effrénée qui faisaient commettre tant de laides actions à des humanistes tels que Pogge et Filelfe. On ne trouve dans ses œuvres aucune trace d'intrigue, et, écrivant, le 7 février 1444, à son ami Campegius, iEneas Silvius Piccolomini déclarait que la situation de Vegio était audessous de son mérite^.
Désormais, il mit son talent au service de Dieu ; la