Infern., XIX, 77 et suiv
2. Ces poèmes ODt été publiés par les Bollandistes, Acta SS. Maii, t. TI, 437-461 et 4Ci-473.
3. TiRABOScBi, Storia délia letteratura italianaj V, p. 7*, 75.
d'institution, comme celles que les papes accordaient aux universités qui étaient dues au zèle éclairé des princes et des cités. Les universités de Rome et de Fermo étaient créées au sein des États pontificaux et par ses bulles, Boniface VIII ne se Contentait pas de leur accorder le droit d'exister, il s'engageait aussi à leur en fournir les moyens.
Il donna une nouvelle preuve de son goût pour les lettres, lorsqu'il réorganisa la bibliothèque apostolique.. Les dépôts d'archives et de manuscrits que, dès les temps les plus anciens, l'Église romaine s'était constitués, avaient disparu à l'avènement de Grégoire IX (1227), lorsque les Frangipani, gardiens de la turris chartularia, s'étaient déclarés contre l'Eglise pour Frédéric II; depuis, les papes ne les avaient pas reconstitués. Dès la première année de son pontificat, Boniface VIII commença par faire faire l'inventaire des manuscrits qui étaient encore conservés dans le trésor de l'Église : c'étaient des livres de théologie, de liturgie et de droit canon ^ . Il s'appliqua ensuite à augmenter la bibliothèque, prenant pour cela d'excellents enlumineurs qui furent occupés à copier et à décorer des manuscrits. Plusieurs de ces volumes, dit l'inventaire, avaient des miniatures artistiques, « hene illuminati et ruhricati ». L'un d'eux, le livre de Gaivanus de Levante, représentait le pape et les cardinaux procédant au couronnement de l'Empereur ; dans un psautier avaient été peints une Annonciation, une Nativité et plusieurs scènes de la vie de saint Eustache. Les relieurs achevaient le travail des enlumineurs et des copistes. Ils enveloppaient les manuscrits de couvertures de cuir et de bois recouvert de soie. Certaines reliures