Alberti, Opère volgari, n
^. n semble qu'il n'ait pas reçu la prêtrise. Parlant de son départ de
collège des secrétaires apostoliques (1433), et bientôt après, il accompagnait Eugène IV dans ses pérégrinations à Florence, Ferrare et Bologne. Il pénétrait si bien dans sa faveur qu'il obtenait de lui plusieurs bénéfices. En 1447, il avait l'importante cure de Saint- Laurent, à Borgo-San-Sepolcro, celle de Saint-Martin à Gangalandi, les abbayes de Saint-Savin, Saint-Séverin et Saint-Hermès, enfin un canonicat à la cathédrale de Florence.
Ce fut alors que, dès son avènement, Nicolas V le t.-^ distingua au milieu de ses secrétaires et le choisit comme son principal conseiller en matière artistique. « Blondus, qui a fait l'éloge d'Alberti.dans son Italia illustrata, le présenta à Nicolas V; Nicolas V entreprit de le fixer à Rome ^ » Cette phrase de M. Popelin renferme une double erreur. Alberti n'avait pas besoin d'être fixé à Rome puisqu'il était, depuis quatorze ans, fonctionnaire de la curie, et Blondus ne pouvait présenter au pape un homme qui lui était connu depuis plus de vingt ans. C'est en effet à Bologne^, dans l'entourage d'Albergati, que, dès 1425, Thomas de Sarzane s'était lié d'amitié avec Alberli. Pendant les premières années du pontificat de Nicolas V, Alberti composa celui de tous ses écrits qui devait exercer une influence considérable sur le développement ultérieur de la Renaissance, son traité de l'architecture publié à la demande de Lionel d'Esté.
Bologne, il dit en termes vagues qu'il était alors aureo annulo et fiamine donatus. Il est difficile de conclure de ce texte qu'Alberti était prêtre. Les bénéfices qu'il obtint, n'exigeaient pas qu'il eût reçu le sacerdoce, comme semble le croire M. Miintz {les Primitifs, 462); il pouvait les avoir en commende.
1. Alderti, De la statue et de la peinture (trad. Popelin). Préface, p. 69.