Acta Sanctoruniy loc, cit,^ p
2. Bull, Vatic,^ If, liO. Cette chapelle était sumptuoso et magnifico opère*
thermes d'Agrippa, près du Panthéon, et qu'il destinait au chevet de l'église. Beltramo abusa de la permission qu'il avait reçue de s'approvisionner de matériaux dans les monuments antiques : il les exploita avec un vandalisme que des amis de l'antiquité tels que Nicolas V et Alberti n'auraient pas dû tolérer ; de nombreux blocs de marbre furent extraits du cirque Maxime, du temple de la Paix et de la basilique de Constantin; et, en une seule année, plus de 2.500 voitures amenèrent au Vatican le travertin du Colisée ^ .
Nicolas V montra, il est vrai, plus de soin pour les vestiges chrétiens de Saint- Pierre. 11 conserva, dans la démolition du temple de Probus, le sarcophage des Anicii, qui se trouve aujourd'hui dans une chapelle de la basilique ; il garda les marches et les « roues » de porphyre qui ornaient le dallage de l'ancienne abside ; il fit réparer le tombeau d'Innocent VIT; enfin, il ordonna de recueillir avec respect les ornements d'or qui se trouvèrent dans les tombes chrétiennes mises à jour par les fouilles des fondations. Et cependant que de vénérables débris ont disparu au cours de ces travaux ^ !
Malgré l'activité qui fut ainsi déployée, Nicolas V vit à peine sortir du sol le grand monument qu'il avait projeté. Lorsqu'il mourut, dit Matteo Palmieri, les murs de la nouvelle abside ne s'élevaient qu'à une hauteur de treize aunes ^. Il fallut attendre le pontificat de Pie II et surtout celui de Jules II pour que la reconstruction fût reprise, d'ailleurs sur un tout autre plan, celui d' Alberti et de Rossellino ayant été écarté par Bramante. Là encore, plus même qu'au palais du