‹ L'Église et les origines de la RenaissanceChapitre 96 sur 153 · Ibid., I · texte numérisé non relu

Ibid., I

3. MÛNTZ, Recherches sur les manuscrits archéologiques de Jacques Grimaldi, p. 265.

Vatican, les efforts de Nicolas V ébauchèrent à peine r ombre fugitive de son projet.

Il continuait d'ailleurs à réparer l'ancienne basilique. Les comptes mentionnent des travaux faits dans la nef. Comme les murs de l'abside ne s'élevèrent pas assez haut pour recevoir des fenêtres, ce fut évidemment dans la nef ou les anciennes chapelles que furent placées les verrières dont il est question dans les mêmes documents. Comme ceux du palais apostolique, elles furent exécutées par le bénédictin François Barone et le dominicain Jean de Rome.

Les arts industriels reçurent un grand développement sous Nicolas V. Ce pape aimait le luxe et la magnificence plus encore que ses deux prédécesseurs. Il s'entoura d'orfèvres, joailliers, brodeurs, auxquels il donna d'importantes commandes. Malheureusement, la plupart des objets précieux au milieu desquels il vivait ont disparu, les uns sous Calixte III, qui les vendit ou les fit fondre pour subvenir à la guerre contre les Turcs, les autres pendant le sac de Rome de 1527. Nous savons toutefois qu'il avait doté la basilique vaticane de magnifiques reliquaires ; celui de l'apôtre saint André était un vase de cristal supporté par six lions et orné de l'image de saint Pierre. Il fit exécuter pour le Latran une belle croix processionnelle qui y est conservée encore de nos jours*. Pour son usage personnel, il avait commandé des croix, des calices ornés d'émaux, des instruments de paix, des encensoirs, des tiares, des anneaux, un tabernacle d'argent doré pesant 34 livres et orné des figures du Sauveur et de saint Thomas 2. L'in-

1. Elle est reproduite dans le livre de M.Rohault de Fleurt, le Latran au Moyen Age (pl. XXX) et dans celui de Labarte, l'Histoire des arts industriels^n, 108.

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