II. L'Église bienfaitrice des arts
Il y a une force d'erreur qui contraint au silence. Il y a des calomnies si grossières qu'on ne se sent pas le courage de les réfuter. Ainsi, lorsqu'on entend soutenir que le christianisme est l'ennemi des arts, on demeure muet d'étonnement; car, à l'instant même, on ne peut s'empêcher de se rappeler Michel- Ange, Raphaël, .Carrache, Dominique, Le Sueur, Poussin, Goustou, Ingres, Gounod et tant d'autres artistes dont les noms sont dans toutes les mémoires. Impuissant à tout dire, je vais me contenter de vous signaler l'influence des papes et des moines sur la marche des beaux-arts.
Ce sont les moines qui, après les désastres des invasions où tout périt, retrouvèrent les procédés artistiques et consacrèrent à la louange divine des épopées de pierre, des poèmes d'ivoire et de peinture, aussi bien que les chants liturgiques des
heures canoniales. Si, avec les monuments littéraires et scientifiques, l'Eglise cloîtrée ne put pas sauver les monuments de l'architecture romaine, elle fit mieux : là où les Barbares en avaient détruit un, elle en éleva vingt, supérieurs par la beauté du travail autant que par la noblesse du but. Aux masses gigantesques, mais uniformes et lourdes, des cirques, des amphithéâtres, des aqueducs, des thermes, des palais, elle substitua les masses encore plus gigantesques des cathédrales, avec leurs merveilleuses tours, des hospices et hôtels-dieu, des universités, des châteaux, des abbayes... modèles inimitables de grandeur et de grâce, de solidité et de délicatesse, qui impressionnent également l'homme du peuple et le savant, et sont un défi à la science moderne, tant la pensée qui anima et harmonisa si bien ce monde de merveilles artistiques reste mystérieuse!
Et puis l'architecture entraîna à sa suite les autres arts. Le sculpteur mit à contribution l'ivoire aussi bien que la pierre et le bois. Le ciseleur enrichit des délicatesses de son burin les vases sacrés et les châsses des saints. On travailla le fer avec une perfection jusqu'alors inconnue. Les légendes des bienheureux se déployèrent en scènes naïves et vivantes sur d'immenses tapisseries. La peinture couvrit des richesses de sa palette les verrières des cathédrales aussi bien que les parchemins des manuscrits. Et la musique, entrant dans le sanctuaire
de Dieu et des arts, s'épancha en mélodies austères ou joyeuses, mais toujours simples, dont l'oreille suivait avec facilité le rythme et le développement.
Et en même temps qu'ils ressuscitaient les arts, les moines, désireux d'en propager l'enseignement, élevaient à l'ombre des cloîtres des écoles célèbres où des générations entières d'artistes venaient chercher des modèles, des leçons, des maîtres et des traditions. C'est là, à l'école des moines, que nos pères, ouvriers et patrons, ingénieurs et manœuvres, puisèrent l'idée de se grouper et de se réunir en corporations, aussi bien pour les progrès de l'art que pour les intérêts des artistes. Embrigadés sous la bannière de leurs confréries, ils exécutèrent ensemble ces chefs-d'œuvre d'orfèvrerie, de sculpture, de ferronnerie, d'enluminure, de broderie, de tapisserie, de peinture qu'on se dispute aujourd'hui, et dont le moindre est tenu pour un trésor.
Tel fut le moyen âge. Après avoir lutté contre mille obstacles, l'Eglise ramenait le chœur des muses sur la terre, jusqu'au jour où, sous l'action directe des Papes, les ruines de la Grèce et de Rome livrèrent leurs secrets à la Renaissance.
Les Papes nous apparaissent dans l'histoire comme les protecteurs des beaux-arts. Rome, centre radieux des croyances chrétiennes, a été de tout temps la capitale des arts, le paradis terrestre des artistes. Jules II, qui semblait ne respirer que la guerre et
faisait tout trembler autour de lui, était l'idole des Michel-Ange, des Raphaël. Sixte-Quint, si sévère, si ennemi des folles profusions, commandait des prodiges aux Fontana, aux autres artistes de son temps, et les récompensait avec une magnificence inouïe. Hhose curieuse ! C'est l'Eglise qui a découvert, conservé et glorifié les monuments de Fart antique. Elle a donné un trône à l'Apollon des païens. L'Eglise a conscience de sa divinité, elle agit sagement en rangeant autour de la tombe du pêcheur galiléen l'innombrable famille des dieux que sa parole renversa. Pie VII, pour bien montrer que la grande Révolution n'avait point interrompu l'amour traditionnel de l'Eglise pour les arts, a comblé d'honneur l'illustre statuaire Canova. Grégoire XVI a donné une nouvelle tombe au premier peintre de l'univers, à Raphaël, et, continuant l'œuvre de ses prédécesseurs, il >a complété les immenses collections de chefs-d'œuvre amassées dans les galeries du Vatican. Léon XIII a été un ami éclairé et un protecteur zélé des lettres, des sciences et des arts.
(Test assez. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir que l'Eglise est l'inspiratrice et la bienfaitrice des arts. L'Eglise est divine de tous les côtés et sous tous les aspects. Elle possède le vrai, elle répand le bien, elle cultive le beau. Gloire à elle!
Amen!
DIXIEME CONFERENCE
IV. ~ L'ÉGLISE ET L'ENSEIGNEMENT 1° l'église et les livres de l'antiquité païenne
Messieurs,
L'Eglise est une grande puissance intellectuelle. Elle aime, elle protège, elle cultive les lettres, les sciences, les arts. Elle fait plus. Elle les propage. Non contente d'avoir la science, elle veut la répandre, et elle ne possède la lumière que pour la donner. Etudions ses bienfaits dans l'ordre de renseignement. D'abord elle a conservé les sources du savoir antique, c'est-à-dire les livres des auteurs païens, grecs et latins... C'est là un bienfait immense qui mérite de retenir notre attention. Nous allons constater et admirer aujourd'hui la conduite de l'Eglise à l'égard des livres de l'antiquité païenne.
I. Quand l'Église entra dans le monde, déchirat-elle les livres des auteurs païens? Non. Elle s'em-
para de la lyre d'Homère et la plaça dans les mains de Grégoire de Nazianze pour chanter le vrai Dieu. Elle lut Platon et le donna à méditer à Justin et à Athénagore, philosophes chrétiens. Elle reçut à Antioche les leçons de Libanius, à Rome celles de Symmaque, à Athènes celles de la tradition tout entière, et, après avoir surpris au pied de ces chaires encore païennes les secrets de l'art antique, elle ramena dans ses sanctuaires saint Basile, saint Ambroise, saint Chrysostome avec l'éloquence rajeunie, Origène et Tertullien avec la controverse naissante, saint Jérôme avec tous les trésors de l'érudition sacrée et profane, saint Augustin, orateur, philosophe, historien, le dernier écrivain en qui se résume le monde ancien qui s'éteint, le premier penseur en qui s'annonce tout le génie de la civilisation moderne. Dès l'origine, l'Eglise s'empare des livres de l'antiquité païenne et garde au monde, envahi par la barbarie, l'art de penser, d'écrire, de compter, de parler et de se souvenir, devenu désormais pour elle un dépôt sacré. Ceci n'est pas contestable.
La plupart des Pères de l'Eglise avouent leur préférence, ou, comme ils disent eux-mêmes, leur faiblesse pour l'écrivain qui a charmé leur jeunesse et auquel ils doivent en partie les grâces de leur style, ou la puissance de leur dialectique, ou encore leur profonde connaissance du cœur humain.
L'Eglise non seulement permet, mais conseille à
une élite intellectuelle l'étude des lettres païennes. Elleypousse, elle veutqu'onlesconnaisseàfond. Saint Nil le Majeur dispose le Manuel d'Epictète à l'usage des chrétiens. Saint Basile compose un traité, destiné à ses disciples, sur la manière de lire les auteurs profanes. Vainement Julien l'Apostat voudrait étouffer sous le mépris l'Église condamnée à l'ignorance et la dépouiller du prestige du savoir, l'Eglise se rit des terreurs et des persécutions de Julien. Elle le couche dans le cercueil que lui a préparé le charpentier de Galilée, et elle se livre avec ardeur non seulement aux sciences sacrées, mais encore aux sciences profanes. Où trouver des esprits plus cultivés que Clément d'Alexandrie et saint Grégoire de Nazianze, dont l'un avait approfondi et expliqué les origines de la mythologie païenne, tandis que l'autre puisait aux écoles d'Athènes les principes de l'éloquence dans laquelle il devait égaler Démosthène? Quel grammairien païen fut plus familier avec les classiques que saint Ambroise, dont les discours rappellent par leur éloquence toute cicéronienne les meilleurs temps de la littérature latine? Quel siècle de l'antiquité a produit une érudition plus vaste que celle de saint Augustin, et quelle encyclopédie égala jamais la Cité de Dieu? Quel lettré, quel humaniste professa pour les modèles anciens un culte pareil à celui dont les entoura saint Jérôme ? Il emporte avec lui en Orient, dans la grotte de Bethléhem, les livres des orateurs païens; il les lit avec
LES BIENFAITS DE L'ÉGLISEx 95
un tel enthousiasme que sa piété en est effrayée. « Homme faible et misérable, dit-il, je jeûnais avant de lire Cicéron. Après plusieurs nuits passées dans les veillées, après des larmes abondantes que m'arrachait le souvenir de mes fautes, je prenais Platon. Lorsqu'ensuite, revenant à moi, je m'attachais à lire les Prophètes, leurs discours me semblaient rudes et négligés. Aveugle que j'étais, j'accusais la lumière ! » Saint Jérôme menait de front l'étude des Saintes Ecritures et la lecture des auteurs païens. Il était doublement fort, et, au nom du christianisme naissant, il pouvait jeter au monde ce cri de triomphe : « Nous ne craignons aucune espèce de comparaison. »
IL Au moyen âge, l'Eglise conserve avec un soin jaloux les écrits de l'antiquité. Par un prodige de premier ordre, elle sauve de l'invasion des Barbares et des révolutions des peuples les chefs-d'œuvre de la civilisation grecque et romaine. Dans l'Europe changée en champ de bataiHe, on trouve abrités dans les vallées, ou retranchés sur le sommet des montagnes les asiles de la science et une armée chargée de la conserver et de la transmettre : les couvents et les moines.
Les couvents sont partout. L'Italie en est remplie. On rencontre sur les bords de la Loire les abbayes savantes de Fleury et de Ligugé ; puis plus
loin, échelonnées vers le nord, Ferrières, Saint- Wandrille, Le Bec, Luxeuil, Corbie. En Suisse, fleurissent les monastères de Reichenau et de Saint- Gall. En Angleterre, on rencontre à chaque pas des collèges et des séminaires. En Irlande, sept mille étudiants font entendre leur murmure studieux dans la seule ville d'Armagh. Dans la Germanie presque sauvage, parmi les Saxons convertis d'hier, on trouve les fondations de saint Boniface, l'école de Fulda et la nouvelle Corbie sur le Wéser; bien plus, on découvre un couvent de religieuses savantes, le monastère de Roswitha.
Et que fait-on dans ces maisons religieuses? On prie et on travaille. On étudie et on enseigne. A côté des Saintes Écritures et des livres liturgiques, on a les auteurs profanes. On les conserve précieusement. On les transcrit magnifiquement. L'imprimerie n'existait pas encore. Ce sont les moines qui ont multiplié et disséminé sans relâche les précieux parchemins de l'antiquité savante. A leurs yeux la transcription des manuscrits était une œuvre sainte, méritoire. Il y avait des jours où l'on priait en commun pour les copistes. Outre les religieux appliqués habituellement à ce travail, i) y avait certains temps, comme le Carême, où toute la communauté s'y adonnait. Les statuts des Chartreux, rédigés auxne siècle, prouvent que la transcription était leur occupation ordinaire. Charlemagne accorde la permission de chasser aux religieux de
Saint-Bertin, afin qu'ils aient des peaux pour la reliure des livres de l'abbaye.
Vous avez souvent entendu parler de l'ignorance monacale. Sachez donc un peu à quoi vous en tenir là-dessus. Au milieu du ixe siècle, Loup, abbé de Ferrières, écrit au pape Benoît III pour lui demander des livres qu'il ne trouve pas en France: saint Jérôme, Cicéron, Quintilien, Térence, promettant de les faire copier et de les renvoyer. Il avait établi ses copistes, non à Ferrières, mais à la Celle-de- Saint-Josse, à cause du voisinage de Montreuil, pour l'arrivée et le retour plus faciles des livres qu'il tirait des monastères de la Grande-Bretagne. Quel bibliomane que Gerbert, moine, puis pape sous le nom de Sylvestre II! Ses lettres ne parlent que de livres et de sommes qu'il employait à faire transcrire ceux qu'il découvrait en France, en Italie, en Allemagne, dans les Pays-Bas. Il demande aux moines de Fleury les livres de Cicéron : la République, les Verrines et ses autres discours. Et Pierrele Vénérable, abbé de Cluny ! Il allait jusqu'en Espagne acheter au poids de l'or les traductions des livres arabes, entre autres celles de l'Alcoran; à l'abbaye de Fleury-sur-Loire, il y avait plus de cinq mille étudiants, et chaque écolier devait, pour l'honoraire des maîtres, leur présenter tous les ans deux volumes qu'il avait transcrits... c'était donc un tribut annuel de dix mille( volumes. Dans l'incendie qui consuma le monastère de Fleury sur
la fin du ixe siècle, les moines abandonnèrent leur mobilier aux flammes pour sauver leur bibliothèque. — L'abbé de Saint-Galles, pour préserver la bibliothèque de son abbaye du pillage des Hongrois, la faisait transporter dans les montagnes de la Suisse. — Et les livres sacrés et ecclésiastiques n'étaient pas seuls l'objet de tant de sollicitude. Les moines regardaient la conservation des auteurs profanes comme un devoir de religion. De savants religieux, exténués de jeûnes, se consumaient de veilles et de travaux pour nous transmettre les licencieuses fictions de la mythologie. Ils espéraient que la connaissance des étranges altérations de l'esprit humain nous ferait mieux apprécier les lumières de la foi, et dans les vérités éparses que contenaient les livres des païens ils voyaient la préface humaine de l'Evangile. C'est ainsi que, pendant tout le moyen âge, les classiques anciens ont été conservés et transcrits par l'Eglise avec la vigilance la plus attentive. Grâce aux évêques et aux moines, grâce à la sainte Église, la science du grec et du latin était alors plus répandue qu'elle ne l'est aujourd'hui. Au xme siècle, le latin est commun à tous les rangs de,, la société, et, après la prise de Constantinople par les Croisés, le grec se répand de plus en plus en Occident. Toutes les œuvres de ce temps débordent de réminiscences classiques.
III. Arrive la Renaissance avec la découverte de l'imprimerie. L'Eglise n'abandonne pas les livres de l'antiquité païenne. Un Pape, dont le goût artistique et le sens littéraire égalaient l'habileté politique, Léon X, prend la tête du mouvement et le dirige avec une telle sagesse qu'il mérite de donner son nom au siècle de la Renaissance. Gutenberg vient d'inventer l'imprimerie, et les savants grecs, exilés de Constantinople, errent sans asile. Que fait Léon X? Il profite de ces deux circonstances pour vulgariser en Italie" la connaissance de la langue d'Homère. Jean de Lascaris, qu'il fait venir de Venise, lui amène une colonie de jeunes hellénistes qui, comblés de ses faveurs et de ses libéralités, mettent tous leurs soins à faire connaître les chefs-d'œuvre de cette antique littérature. Bientôt les presses d'Aide Manuce produisent une édition des œuvres de Platon . Homère et Sophocle sont exhumés de l'obscurité où ils restaient ensevelis. L'imprimerie, aussitôt favorisée et utilisée par l'Eglise, met à la portée de tous les lettrés les œuvres de Pindare et de Théocrite. La langue latine appelle également l'attention du Pape. Sadolet et Bembo, ses secrétaires, restituent à l'idiome de Cicéron et de Virgile sa pureté primitive. Léon X achète au prix énorme de 500 ducats un exemplaire des cinq premiers livres de Tacite, qui fut tiré de l'abbaye de Gorwey en Westphalie, et le livre aux soins de
l'un de ses meilleurs imprimeurs. En un mot, le goût des classiques se développe tellement qu'il va jusqu'à l'exagération et provoque un retour des esprits et des mœurs au paganisme.
Et pendant que l'Italie obéissait ainsi à l'impulsion puissante de Léon X, que devenaient l'Allemagne et l'Angleterre, travaillées à la même époque par les adeptes de la réforme? « Les hautes écoles, dit Luther, mériteraient qu'on les détruisît de fond en comble, car jamais depuis que le monde est monde il n'y eut d'institution plus diabolique. » Et, de fait, sous les pas du Réformateur, les écoles se ferment, les maîtres sont dispersés, et les peuples retombent dans la nuit de l'ignorance.
Mais à cette même heure si critique pour l'Eglise et pour les lettres, Dieu suscite un ordre religieux dont la mission principale est de veiller à la conservation des études, de les favoriser au milieu du protestantisme, et souvent malgré lui. Les Jésuites relèvent ce que Luther a détruit, et à Cologne, à Trêves, à Mayence, à Augsbourg, à Paderborn, à Anvers, à Prague, à Posen, ils ouvrent des collèges où les lettres anciennes sont cultivées avec ardeur. Ils vont plus loin. Ils publient et répandent dans toute l'Europe lettrée ces éditions annotées et expurgées, ces commentaires si savants, si ingénieux et en même temps si réservés et si prudents, qui ont fait autorité jusqu'à nos jours dans tous les établissements chrétiens.
Et cette restauration universelle ne s'est pas bornée aux contrées envahies par la Réforme. Personne n'ignore que la plupart des grands hommes de notre xvne siècle reçurent dans les collèges des Jésuites l'éducation qui développa et fortifia leur génie. Et dans les collèges une large part du programme d'instruction est donnée à l'étude des anciens. Chez les Jésuites aucun élève n'était admis à prendre des leçons de sciences ou de philosophie, s'il ne possédait une connaissance suffisante des langues grecque et latine; et cet usage, universel dans les maisons de la compagnie de Jésus, fat bientôt adopté dans les collèges de l'Université.
11 est donc prouvé et mille fois prouvé que dès l'origine, et au moyen âge ou à la Renaissance, et depuis dix-neuf siècles, l'Eglise n'a pas cessé de veiller sur les livres de l'antiquité païenne, de les protéger, de les propager, avant comme après l'invention de l'imprimerie. Et ici, nous avons le droit de redire la fière parole de saint Jérôme : « Nous ne craignons aucune espèce de comparaison. » L'Eglise à travers les siècles a gardé les sources du savoir antique. Je plaindrais ceux qui n'auraient pas le courage de la remercier.
Amen!
ONZIÈME CONFÉRENCE
1° l'église et les livres de l'antiquité PAÏENNE
(suite)
Messieurs,
L'Église a conservé précieusement les sources du savoir antique, les livres des anciens païens. Comment s'expliquer une pareille conduite? Est-ce que l'Église aurait un certain amour pour ces livres trop souvent remplis d'erreurs et d'immoralités? Mais oui, l'Église les aime, elle les aime sagement. Après avoir vu ce qu'elle a fait pour eux, voyons aujourd'hui ce qu'elle en pense. Étudions l'opinion de l'Église sur les livres de l'antiquité païenne. Quelle est la pensée et le désir de l'Église à ce propos?