II — CE QUE DEVIENT L'AGRICULTURE EN DEHORS DE VÊOLISE
2° l'agriculture et l'irréligion
Messieurs,
Pendant dix siècles l'Eglise a été la grande bienfaitrice de l'agriculture. Au xvie siècle, le protestantisme a interrompu et gâté la belle œuvre de l'Eglise. Et aujourd'hui où en sommes-nous? où en est l'agriculture? Aujourd'hui l'irréligion, fille légitime de la Réforme, continue la funeste décadence inaugurée au xvie siècle. L'irréligion, en effet, est l'ennemie la plus terrible de l'agriculture. L'affirmation semble d'abord étrange ; mais, après que vous m'aurez entendu, je suis à peu près sûr que vous serez tous de mon avis. Tenez! sur quoi repose l'agriculture? Sur la bénédiction de Dieu, sur le principe de la propriété, sur la loi du sacrifice. Or, l'irréligion éloigne la bénédiction de Dieu, ébranle le principe de la propriété et tue la loi du sacrifice.