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III. La famille restaurée par Jésus- Christ

L'infanticide, jadis si excusable devant les philosophies et les législations païennes, devint odieux et exécrable aux yeux de Celui qui promet le royaume des cieux aux enfants et à ceux qui leur ressemblent. Le divorce disparaît des lois et des mœurs au souffle de cette autre parole : « Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni.»

L'époux a un modèle dans la sainte Famille, c'est Joseph, c'est-à-dire la fidélité, le travail, l'honneur conjugal, la confiance en Dieu.

L'épouse remonte sur le trône qu'elle avait perdu, c'est Marie qui le lui conquiert par ses vertus, et qui le lui assure par ses exemples.

L'enfant ne peut refuser ni le respect, ni l'obéissance, ni l'assistance filiale. C'est Jésus qui les lui impose par sa vie obscure et cachée, dont l'obéissance fut toute l'histoire, et erat subditus illis.

Fondée sur de telles paroles et de tels exemples, sanctifiée à son origine parle sacrement qui donne la grâce, totalement transformée et réhabilitée par le Sauveur, la famille chrétienne est belle et resplendissante.

Le père apparaît dans toute la majesté de son rôle ; il est roi, il porte au front un rayon de l'autorité divine.

La mère échange sa faiblesse naturelle contre la dignité souveraine qui lui vient du cœur même de Dieu.

Les deux époux trouvent dans leur fidélité réciproque leur sécurité commune et l'honneur commun de leurs noms réunis.

L'enfant garde son âme pure et sa conscience délicate et se prépare par l'innocence aux grands combats de la vertu.

Le jeune homme grandit dans les veilles du travail et dans les luttes généreuses de lacharité chré-

tienne, et il conserve avec l'honneur de l'âme le dépôt du sang, mille fois plus sacré que le dépôt de l'or.

Les parents administrent à leurs enfants l'éducation, la correction et le bon exemple, et les enfants prodiguent à leurs parents le respect, la docilité et l'assistance.

Sont-ce là, Messieurs, de vaines paroles ? Non, si c'est de la poésie, c'est de la poésie puisée dans les faits. Jésus-Christ a fait ce qu'il a voulu faire, et, depuis dix-neuf siècles, la famille restaurée est vivante sous nos yeux. Regardons-la.

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