Metternich, Mémoires, Vil, p. 435 et
2. Lacordaire, De la liberté de l'Italie et de l'Église, p. 34 et 35; — Lacordaire, lettre à Perreyve, 23 avril 1859 (dans Lecanuet, Montalembert, III. p. 205l.
3. J. de Maistre à Vignet des Etoles, 15 août 1794. [Lettres et opuscules, I, p. 31.)
grande ennemie du genre humain, et surtout de ses alliés », hantait la pensée de Lacordaire, et mettait à l'angoisse son amour pour la Papauté.
Mais la Papauté que, sous couleur delà traiter en alliée. Vienne eût volontiers dominée comme une cliente, soustrayait aux ingérences autrichiennes son gouvernement spirituel. Aux yeux d'un Molternich, ce n'était pas seulement Pie IX qui « faisait du hbéralisme; » c'étaient tous les catholiques qui, en Belgique, en France, et postérieure. rement en AUemap^ne, avaient l'idée de s'associer pour mieux défendre l'Église : cette mode des Vereine lui déplaisait souverainement. Prenez garde, disait-il, « ces associations ne sont qu'une copie du gouvernement de la foule par elle-même ; elles représentent les fidèles comme des corporations délibérantes... Les associations poursuivent la plupart du temps un but contraire
à la vie delà société politique, et de réunions utiles, elles n'ont que la forme... ^ » Home laissait parler, et puis elle bénissait les associations nouvelles ; et lorsque plus tard, en Prusse rhénane, en Westphalie, en Silésie, ces associations infligeront à Bismarck, au nom de l'Eglise, la seule défaite que de son vivant Bismarck ait connue, Rome put se réjouir d'avoir autrefois éconduit les suspicions réactionnaires qui se formulaient à Vienne, «tqui périodiquement exprimaient à Sa Sainteté les alarmes de l'Apostolique Majesté.
Car « apostolique » elle était : ainsi l'avait, au xviii" siècle, décrété Clément XIII, en hommage aux temps épiques, combien lointains! où le royaume de Hongrie était l'un des fronts de la chrétienté. Mais l'Église, à laquelle son fondateur fit une loi d'un apos-