Henri Perreyve, Lu Pologne, p. 302, l'aris, 18C
L'ÉGLISE ET Les droits de la rOLOGNE 135
l'Aulriche, la Prusse, ont été vertigineusement remuées ; la grande iniquité commise par le xviii' siècle est réparée ; la Pologne revit.
Trois puissants qui s'appelaient l'Empereur, l'Électeur de Brandebourg et le Tsar, regardaient ensemble la Pologne, dès le milieu du xvii^ siècle, avec un esprit de concupiscence dont les Polonais s'inquiétaient : une lettre d'Hugues de Lionne, en 1664, parlait déjà de ces vilains manèges *. Seul le premier pas coûtait ; il fut fait en 1769 par les ministres de Marie-Thérèse, qui firent occuper un comital. Elle savait quel intérêt les papes prenaient au « mainlien de l'élat politique de la Pologne » : Clément XllI écrivait expressément que « la sécurité et l'intégrité de la religion catholique y étaient unies » ^. Il y avait de l'angoisse dans cette
1. Sorel, La Qucslion d'Cricnl au XVIII'^ siède, 2" édit., p. 18. Paris,! 889.