‹ L'Église libre dans l'Europe libreChapitre 9 sur 49 · Schlitter, Pius VI und Joseph II bis zuni Abschlusse · texte numérisé non relu

Schlitter, Pius VI und Joseph II bis zuni Abschlusse

sophe qu'il fût, que le Pape le célébrât coinme un empereur dévot. Il lui fallait, autour de son trône, les prestigieuses fumées d'un encens pontifical : politiquement il en avait besoin, et s'abriterait ensuite derrière elles, comme derrière ie voile d'un tabernacle, pour mener à son gré son Eglise respectueuse et ses peuples respectueux. Ainsi voulait-il emprunter à l'Eglise elle-même l'ascendant dont il se servirait pour la combattre.

Ces mœurs lui survécurent ; la bureaucratie joséphiste prolongea Joseph II. Aux Fêtes-Dieu, chaque année, l'ombre du dais qui abritait l'Eucharistie se projetait sur la silhouetlederp]mpereur, qui pieusement suivait; mais en un jour de franchise, — c'était en 1844, — Melternich écrivait à son souverain que tandis que l'Autriche « se trouvait

des Concordais, p. 19, 80 et 210. (Vienne, 1894.) — Voir aussi, sur le joséphisme, le premier chapitre du tome I de noireMyre : L'A lie ma fj ne religieuse, le catholicisme.

en état de pçuerre contre la UévoUilion, » elle était « engagée dans une guerre secrète contre l'Église et son siège central » ^ Les étincelantes Fêtes-Dieu qui couvraient aux regards des peuples, et parfois de l'Église elle-même, cette guerre secrète, n'avaient même point la vertu d'une trêve de Dieu.

Un laïc, en 1849, k la faveur des souffles révolutionnaires qui rendaient enfin à la pensée catholique, dans les Étals des Habsbourg, quelque liberté de parole, publia des Recherches su?' la situation religieuse : c'était la première fois depuis cent ans que paraissait en terre autrichienne une revendication formelle de l'autonomie de l'Église 2. « Dans mon pays je veux être Pape, archevêque, évêque et doyen, » avait dit l'empereur

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