DÉTAIL DE
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données géographiques que j'ai pu recueillir concernant l'Etat Pontifical jusqu’en 787. Voici d’abord, quelle est la sutuation en 796.
Le duché de Rome s'étend jusqu’à Cività-Vecchia, contourne le lac Vico auprès de Sutri, il gagne le Tibre à Orte, et le fleuve lui sert de limite jusqu’à Monte-Rotondo. La frontière se dirige alors vers l’est en longeant les montagnes de la Sabine. Elle atteint le Liris et tourne au sud vers Terracine.
Du côté de Ravenne, et il s’agit d’abord de l’exarchat diminué, la limite partant de Comacchio passe entre Faenza et Forli, et elle gagne l’Apennin en se dirigeant vers le sud, Sur l’Adriatique, la frontière suit le cours de l’Aesis (Esino) laissant en dehors toute la région d’Ancone.
Le duché de Pérouse réunissait ces deux territoires de Rome et de Ravenne, Ses limites sont mal connues, mais il avait certainement très peu de largeur. A l’est Foligno, Assise et Nocera, à l’ouest Orvieto et Città del Castello sont en pays lombard.
En 774, le duché de Rome ne varie pas, mais l’exarchat de Ravenne est rétabli, théoriquement du moins, dans ses anciennes limites. Il s'étend au nord jusqu’à l’Adige et à son affluent le Tartaro. La frontière gagne ensuite le PÔ qu’elle descend jusqu’au confluent du Panaro, et elle suit cette rivière jusqu’à l’'Apennin, Sur l’Adriatique elle comprend maintenant Ancone, et elle suit d’abordla Musone jusqu’à la hauteur d’Osimo,
Enfin, en 787,le duché de Rome s’étend vers le nord jusqu’à Roselle (Grosseto) et Populonia (Piombino).
Il comprend désormais Viterbe, Orvieto, Soana et toutes les localités intermédiaires On yajoutelaSabine y compris Rieti. La frontière suit le Liris, elle le traverse même pour contourner ÂArce, mais elle revient vers l’ouest, laissant Terracine à l’Empire Grec.
Il faut ajouter que si le roya e de Pavie a été annexé à l’Empire franc, il n’en a pas été de même des duchés de Spolète et de Bénévent. On leur a demandé seulement quelques concessions à l’Etat Pontifical, qui n’ont pas toutes été maintenues, et ce que je viens d’indiquer correspond au résultat final Il y a donc encore des états lombards, et ces débris, qui ont recueilli les fugitifs de Pavie, serviront de points d’appui aux Byzantins pour reprendre pied dans l’Italie centrale. Comme ils ne renoncent pas facilement à rétablir leur autorité dans Rome, ils ne craignent pas de s’allier à leurs anciens ennemis. Ces revirements de la politique ne doivent ipas surprendre, à cette époque moins qu’à toute autre.