‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 125 sur 222 · A. Luchaire. Manuel des Institutions françaises, p · texte numérisé non relu

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est augmentée au. point d’absorber complètement. dans certains cas, celle du comte. On trouve la seigneurie ecclésiastique en exercice, sans qu’on sache quand elle a commencé, nous verrons mieux comment elle a fini. Certaines, comme celle de Laon, ont été battues en brèche par l’affranchissement des communes, et ont éprouvé des vicissitudes. Aïnsi, l’évêque de Laon est privé de son pouvoir en 1128, il réussit plus tard à le reprendre, mais il le perd de nouveau et définitivement en 1332. C'est vers la même époque que l’évêque de Mende qui jouit d’un comté très important, perd son procès engagé depuis longtemps contre les officiers royaux de la sénéchaussée de Beaucaire, ce qui lui enlève une partie de son territoire’. Partout, la seigneurie ecclésiastique se trouve fortement diminuée au XIVe siècle, mais il en reste toujours quelque vestige, et les justices épiscopales ne disparaftront qu’à la Révolution?. Les évêques qui avaient réuni un plein pouvoir conservent des appellations de comte, de duc et de prince, qui ne sont plus que des titres honorifiques, mais qui ont correspondu autrefois à des réalifés.

L'ancienne France comptait 139 diocèses dont 18 archevêchés et 121 évêchés. Or, il y avait 6 archevêchés et 31 évêchés, pourvus d’un titre tempo-

1. Ibid. L’évêque de Mende avait reçu de Louis VII en 1161 la totalité des droits régaliens. Philippe le Bel les lui reprend en grande

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