‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 147 sur 222 · Lib. pont · texte numérisé non relu

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mit par écrit dans un diplôme établi régulièrement, le détail des libéralités qu’il comptait faire à l'Eglise de Rome, s’il était victorieux des Lombards. Nous possédons même aujourd’hui le texte de ce diplôme qui a été longtemps perdu; on le trouvera plus loin. Eh bien, cet acte de première importance, qui est le point centre des événements, est entièrement passé sous silence dans la Vita Siephani. Cela tient à ce que, peu avant sa mort, Etienne II avait réussi à conclure avec le nouveau roi des Lombards, Didier, successeur d’Astolf, et dans des circonstances qui sont bien connues, un traité comportant une cession de territoires plus étendus que ceux figurant dans le diplôme de Quierzy. Ainsi donc, dans les lettres qui sont antérieures au traité avec Didier, le pape se réfère continuellement aux termes de la donation écrite, Dans celles qui sont postérieures, il n’est plus jamais question que des promesses verbales, qu’il faut accomplir largement, et on évite toujours avec soin de rappeler qu’elles ont été mises par écrit. Tel est certainement ce qui explique le silence de la Vita Slephani, et il faut bien admettre qu’un certain délai s’est écoulé, que les souvenirs ne sont pas trop récents, pour qu’une pareille omission puisse être acceptée. M. Schnürer pense que la Vita Stephani a été écrite une dizaine d’années après les événements, entre 764 et 767, et il en nomme l’auteur qui serait le trop fameux Christophoret, M. Hubert

1. Schnürer, Der Verfasser der vita Stephanis II, dans Hisiors J'ahrbuch, XI, 1890, p. 425. Voir aussi Kebr, G. G. À., p. 708 qui insiste sur le caractère tendancieux de la Vita Stephani.

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