‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 148 sur 222 · CES · texte numérisé non relu

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regarde cette opinion comme certaine!, Mais Duchesné, qui n’aime pas à voir diminuer l’autorité du Liber ponlificalis, n’a pas fait connaître ce qu’il en pensait, Elle est assurément très plausible, Le nom de Christophore, qualifié de régionaire, notaire ou défenseur régionaire, termine la liste des personnes qui ont accompagné Etienne II en France, et il est assez naturel que l’auteur se soit nommé le dernier. Christophore qui avait été tout puissant sous les pontificats d’'Etienne IT et de Paul Ier, voulut, à la mort de ce dernier, 767, faire élire un pape à sa dévotion. Il s’entendit pour cela avec le roi des Lombards, dont 1l s'était montré l’ennemi acharné, et il réussit, avec son concours, à installer Etienne III. Ce dernier, à son tour, livra Christophore au roi Didier qui lui fit crever les yeux, et le malheureux mourut quelques jours après, en 770. On trouvera dans le petit livre de Duchesne le récit invraisemblable, mais malheureusement très authentique, de cette série d’intrigues sanglantes autour de la chaire de Saint-Pierre, qui sont certainement ce qu’il y a de plus féroce dans l’histoire, sans excepter l’antiquité. Loin d’affermir l'autorité du pape, le pouvoir temporel avait aiguisé les convoitises, et cet état de troubles dura longtemps. Les mauvais traitements que subit, trente ans plus tard, le pape Léon IIT, ce qui amena le couronnement de Charlemagne, en sont un épisode,

Ce caractère très accentué de l’auteur de la Vita

1. Hubert, Essai sur la formation des Etais de l'Eglise, dans la Revue historique, 1899, p. 254.

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Siephani, ne permet pas de lui attribuer une trop scrupuleuse exactitude, mais ne suffit pas pour lui enlever toute créance. Il faut le lire avec précaution, comme nous faisons à l’égard des informations données par nos journaux politiques, et on peut admettre qu'il dit la vérité, quand il n’a pas intérêt à la cacher. C’est ce qu’un examen plus attentif va confirmer.

Les indications chronologiques sont très rares dans la Vita Stephani. Cependant, quand on le compare aux autres écrivains de l’époque, on trouve que cet auteur, qui présente si peu de dates,est encore de ceux qui en donnent le plus. Au début, il fournit des données qui pourraient être plus détaillées, mais qui néanmoins sont suffisamment claires. Il donne en gros la date du renouvellement de la trêve, dans le troisième mois d’Etienne; puis du commencement des difficultés, quatre mois plus tard, ce qui conduit en octobre 752. Le pape quitte Rome le 14 octobre 753, et tous les événements qu’il rapporte s’inscrivent aisément dans cet intervalle d’une année, Nous voyons ensuite qu’Etienne II est sorti de Pavie le 15 novembre, pour arriver à Ponthion, dans la Marne, le 6 janvier. Mais c’est tout maintenant, et il n’y aura plus dans tout le reste de l'ouvrage, qui n’est encore qu’à moitié, aucune indication chronologique vraiment précise. On saura seulement que le premier traité a été conclu dans l’indiction VIII. C'est-à-dire entre le 1er septembre 754 et le 31 août 705. Il dira aussi que le siège de Rome a duré environ trois mois et qu’il a commencé le 1er janvier, Mais

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