Lib. poni., p
historique de la donation de Quierzy, mais en termes beaucoup plus précis : «... dum omnes desperati pene astaremus, ictu oculi plenissime nimiumque mire convaluitl. »
Ceci dit positivement que la guérison s’est effectuée instantanément, en présence du roi, Ni l’un ni l’autre de ces documents ne parle de l’apparition des trois bienheureux. Voyons donc ce que dit exactement le texte de la Revelatio.
Le 342 bis porte : « fui sicul in oratione... in ecclesia subtus campanas. »— J’ai souligné le mot sicui parce que c’est lui qui détermine le véritable sens. Le pape a été comme en oraison dans l’église. Cela veut dire qu'il n’y a pas été réellement, mais qu’il s’y est cru transporté en songe. Ce mot sicut est réduit à ses trois premières lettres, sic, dans le 4068, mais il est imprimé intégralement dans le bréviaire de 1550, et M. Waitz l’a conservé, avec raison, dans les Monumenta Germaniae. Or, il a disparu entièrement dans les manuscrits qui ont servi à Surius et à Sirmond. Ces éditions anciennes sont celles qui ont été généralement reproduites, de sorte que la leçon habituellement connue est fui in oralione. Et cela signifie maintenant, que le pape a été de sa personne dans l’église, alors qu’il était si gravement malade, incapable par conséquent de quitter son lit.
Le plus curieux est que D. Felibien s’y est trompé, car voici ce qu’il écrit : Etienne seul espérant contre toute espérance, se fit porter à l’église. Il y fit sa
1. Voir plus loin aux chapitres!X, 1, 4, et x, 111, pages 459. et 472, le texte de la donation de Quierzy.