‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 164 sur 222 · Op. cit. X · texte numérisé non relu

Op. cit. X

Une telle confusion de deux faits aussi éloignés serait inexplicable, si nous ne savions pas toutes les libertés qu’on prenait alors avec la chronologie. C’est pour entrer, comme il convient, dans la mentalité de l’époque, que j'ai insisté sur les erreurs incroyables des annales brèves, qui cependant étaient, par hypothèse, contemporaines des faits année par année. Il y a une incertitude de quatre et même de cinq années sur l’avènement du roi Pépin.

La plupart des manuscrits portent en titre :

« Revelatio quae ostensa est sancto papae Stephano et memoria de consecratione altaris sanctorum Petri et Pauli quod est situm ante sepulcrum sanctissimi Dionysiis sociorumque eius. Quae revelatio et consecratio acta est quinto Kal. Aug.

Certains exemplaires donnent Incipit Revelatio ou Revelalio facta Slephano, et le 16820, venant de Saint-Corneille à Compiègne, porte seulement, Jn consecralione cœidaris. Cette formule abrégée est très correcte, car c’est à la consécration de l’autel que s’applique la commémoraison liturgique. C’est celle que nous avons rencontrée dans les vieux sacramentaires, ainsi que dans le bréviaire de 1550. Il se pourrait donc qu’elle représente la leçon primitive.

Retenons cependant, que le mot revelalio se trouve dans la lettre de Louis le Pieux citée plus haut, memorabilem revelationem.

D'autre part la phrase terminale : Quae revelatio et consecratio acta est quinto Kai, Aug. est tirée

LS AUOT

du début de la seconde partie. Elle n’y ajoute rien et ne nous apprend rien. |

Tout cela n’a pas d’intérêt, puisque le titre est indépendant du texte même, et nous restons en présence de la phrase: Gesta sunt haec.. que nous savons énoncer une chose inexacte. Si regrettable qu’elle soit, cette grossière anomalie ne doit pas nous faire rejeter le texte lui-même, qui nous apporte des renseignements utiles.

il faut étudier séparément chacune des deux parties, car elles sont l’œuvre de rédacteurs différents, et, séparées par plusieurs années,

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