‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 166 sur 222 · Tob., XII · texte numérisé non relu

Tob., XII

et blasphemo et nec dicendo Haïstulfo, ad optimum et sancli Petri fidelem domnum Pippinum chrishantssimum in Franciam veni, ubi aegrotasvi usque ad mortem, et mansi aliquod tempus apud pagum Parisiacum, in venerabili monasterio sancti martyris Dionysii. Quo cum iam me medici desperarent, fui sicut in oratione in ecclesia... subtus campanas et vidi... »

Ce début ressemble tout à fait à celui des lettres d’Etienne Ii, une maxime générale appuyée sur un texte de Îl’Ecriture. On trouve ensuite beaucoup d’ analogies avec la Vila Slephani et tout d’abord la même imprécision dans le détail : L’une et l’autre affectent, comme à plaisir, de ne pas présenter les faits dans leur ordre. Ainsi, le monastère de Saint- Denys est placé à Paris même, alors qu'il en est distant de 8 kilomètres. Le pape dit qu’il est tombé malade, puisqu'il est venu demeurer à l’abbaye, c'est l'inverse qu’il aurait fallu. Nous trouverons des inversions du même genre, mais beaucoup plus graves dans le Liber pontijicalis.

Ces caractères suffiraient pour établir la parenté des deux textes, mais il y en a d’autres absolument décisifs, qui proviennent des injures adressées au roi des Lombards jointes aux louanges excessives données à Pépin, tout le langage habituel du Liber pontificalis. Cette circonstance n’a pas échappé à M. Waitz, et il a écrit en marge : Liber ponhficalis, Vita Slephani. Il n’a pas, cependant, imprimé en petits caractères les mots que j'ai moi même soulignés,

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