‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 187 sur 222 · LE FRAGMENT DE FANTUZZI · texte numérisé non relu

LE FRAGMENT DE FANTUZZI

Tel était l’état de la question, quand, en 1806, Fantuzzi publia sous le titre qu’elle portait dans le

1. Hefels, Histoire des Conciles, III, 2, p. 923. 2. Lib, pont. I, 498.

manuscrit, Paclum sive promessio facla per Pippinum Pairicium Slephano secundo poniifici, une pièce qui se donnait comme étant le texte même de la donation de Quierzy! Troya le réimprima en 1854?, et 1l lui attribua le nom qui lui est resté de Fragment de Faniuzzi. Ce document a depuis été publié denouveau par Vesi, Kandler*puispar Martens$ et par Pintonf, ces derniers en 1881. Mais, bien que Martens se soit livré à d’importantes corrections, tous ces auteurs n’ont fait que reproduire, sans grandes vérifications, le texte de Fantuzzi, et il n’y a vraiment d'édition nouvelle que celle donnée en 1906 par MM. Schnürer et Ulivi.

Le texte dont il s’agit présente des anachronismes t des confusions, qui font mauvaise impression au premier abord, mais ces défauts ne proviennent pas nécessairement d’une ignorance foncière de l’auteur, écrivant longtemps après les faits, d’après des données incohérentes. ils peuvent être dus également à des corruptions locales, par suite d’erreurs de copie. Les deux premiers éditeurs, Fantuzzi et Troya, ont adopté cette dernière opinion et ils ont admis que la pièce était complètement authentique. Les critiques suivants se sont montrés beaucoup plus sévères, ils y ont vu une composition de basse époque,

1. Fantuzzi, Monumenti Ravennati, 1. VI, Venise 1806, p. 264.

2, Troya, 0p. cit., t. IV, 1854, p. 507.

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