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constituta vel reperta quae iniquissima Langobardorum generatione deuastata inuasa subthracta vel actenus alienata sunt a te tuisque vicariis.. »
Tout ce qui a été compris à l’intérieur de ces périmètres, infra ipsos fines, qui a été dévasté par les Lombards et a été enlevé a le, sous-entendu Peiro, c’est-à-dire à l'Eglise de Rome. Il faudra donc chercher ces patrimoines uniquement en territoire lombard. |
« … sub omni integritate tibi aeternaliter concedimus.. »
Voici enfin, le verbe qui gouverne cette longue phrase. Tout ce qui vient d’être énuméré est concédé éternellement et intégralement au Saint-Siège apostolique. Et il s’agit à la fcis de l’exarchat de Ravenne qui est en souveraineté, comme des patrimoines qui sont seulement propriété privée. Un diplomate mo derne auraït soigneusement distingué les deux cas, mais ici ils sont confondus. Et quand on se demande en quels termes était conçue la donation de Sutri, par Luitprand en 727, il est probable qu’on pose une question décevante. Sans nul doute, il donnait purement et simplement au pape Grégoire IT ce qui lui appartenait, puisqu'il l'avait pris à l’Empire Grec, et il ne définissait rien du tout, pas plus que Pépin au sujet de l’exarchat.
Nous avons déjà vu que le n° 17 où le roi déclare que le titre de patrice ne lui confère aucun pouvoir répond seulement, aux prétentions de Charlemagne,
et doit être regardé comme une interpolation. La soudure est bien faite cependant, et quand même ce texte serait à conserver, ce que je ne crois pas, comme il répond à la réalité des faits en 754, il n’en résulterait, aucun changement, ni pour l’exposé historique ni pour le dispositif que nous étudions en ce moment.
Le n° 18 donne l’énumération des patrimoines et il les désigne, suivant l’usage, par le nom de la ré: gion ou de la ville sur le territoire de laquelle ils se trouvent. Nous allons rencontrer des interpolations et je les signaler ai à mesure qu’elles se présenteront.
« Incipientes ab insula Corsica, eandem insulam inlegriter. »
Les mots, eandem insulam iniegriler, ne sont pas reproduits dans la Vita Hadriani, et ils sont certainement une interpolation, car il n’a jamais été question de l’île de Corse en 754. Etienne IT ne demandait absolument que l’exarchat de Ravenne en dehors ‘de la paisible jouissance du duché de Rome. On ne
sait pas trop d’ailleurs à qui des Lombards ou des Byzantins, appartenait alors l’île de Corse.
« … deinde a civitate Pistoria inde in Lunis deinde in Luca deinde per monasterium sancti Vereni! ante monte Partonis inde in Parma deinde in. Regio, inde in Mantua, deinde in Verona inde,in Vicentia, deinde in Montem Silicis.… »
1. Sancti Vereni, en corrigeant le texte original qui portait sans doute Veriani, mais par erreur, comme il sera expliqué au chapitre X, vi, ci-après,
Cette énumération de localités toutes situées en territoire lombard ne donne lieu à aucune observation. Elles sont dans la même région, à l’origine de la partie péninsulaire de l’Italie, MM. Schnürer et Ulivi ont proposé quelques petites corrections afin de rendre l’énumération plus méthodique et la rédaction plus correcte. Ce sont là des conditions qui tenaient très peu de place dans l’esprit des contem- porains, d'autant qu’ils n’avaient pas de cartes, et ils ignoraient toute précision géographique’. Le plus simple et le mieux me paraît donc de ne faire aucun changement.
Quelques explications seraient nécessaires au sujet du monastère de Saint-Verenus dont le nom avait été altéré et qui n’a pu être identifié qu’après correction, Il y a là une singularité assez curieuse, qui est au contraire une marque d’authenticité. Cette petite question sera traitée plus loin, quand j'aurai présenté au lecteur le fragment « Hic Dominus® ».
La Vila Hadriani qui prétend reproduire exactement le dispositif du Quierzy n’a retenu qu’une partie de ces noms de villes et on en aperçoit la raison. L’ auteur a cru que le mot fines qui revient deux fois dans les expressions pourtant très claires per adnolalos fines et infra ipsos fines signifiait une ligne de frontière, et il a eu soin de la transformer en une
1. Voici la rédaction de MM. Schürer et Ulivi: « Incipientes a civitate Pistoria, inde in Lunis, inde in insula corsica, deinde in Luca, deinde monasterium. S. Vereni anie monte Partonis, etc.