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Ce retrait de la langue grecque a eu pour l’unité du monde chrétien, des conséquences faciles à comprendre, et beaucoup plus profondes que dans lordre politique.
Le christianisme avait pris naissance en Asie. Au début, toute la vie de l'Eglise se développe en pays grec, et longtemps encore, l’Orient, avec les quatre premiers conciles œcuméniques qui sont, avec les quatre évangiles, les quatre colonnes de la doctrine, restera bien en avance sur l'Occident. Mais voilà que les latins, venus plus tard à la foi, qui ne sont que des frères cadets, prétendent égaler, ou même régenter leurs aînés. C'était là une usurpation intolérable que la primauté de Saint Pierre ne suffisait pas à justifier. Les Grecs se croyaient toujours, comme cinq cents ans auparavant, très supérieurs aux latins, qui ne comprenaient rien à leurs grandes controverses doctrinales.
Cette rivalité n'apparaissait pas, tant que tout le monde parlait grec. On observe une uniformité très remarquable entre toutes les églises, et le Siège de Rome est le seul point où s’ébauche une autorité centrale, c’est à lui qu’on s'adresse des divers pays de l'Orient. Mais, dans le courant du rrre siècle, la situation se complique, et un morcellement se dessine. Divers conciles provinciaux font apparaître des groupements locaux, dont les plus importants cristallisent autour des grandes métropoles d’Antioche et d'Alexandrie. En 325, le 6e canon du concile de Nicée reconnaît, outre diverses provinces