‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 3 sur 222 · Voir à la fin du volume le chapitre IX, x, page · texte numérisé non relu

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Chacune de ces questions nécessite des dissertations spéciales, que j’ai rejetées dans des appendices à la fin du volume. Je me suis aperçu en étudiant ainsi les documents de l’époque, qu'ils révélaient une mentalité très différente de la nôtre, et avec laquelle il est nécessaire de prendre contact, si on veut les interpréter exactement. La précision que nous réclamons aujourd'hui, avec tant de raison, est alors inconnue, et on s’expose à se tromper gravement de deux manières : soit qu’on attribue à l’un d’eux une valeur exclusive qu’il ne mérite pas, soit qu’on rejette quelque autre, où 1l y a des défauts qui ne se présenteraient pas aujourd’hui, maïs qui alors ne tiraient pas à conséquence. Le premier cas est celui de la Vita Siephani dans le Liber pontificalis, et le second s’applique à la Revelatio Stephani.

L'examen de cette dernière pièce m’a découvert l’origine de la Clausula de unctione Pippini, qui ne mérite pas la faveur dont elle a joui auprès de certains critiques. Fustel de Coulanges avait bien raïson de soupçonner que le copiste qui l’a écrite, était peut-être mal informé. Il n’est pas vrai que le pape Etienne II ait, comme on l’a dit et répété encore tout récemment, prononcé l’excommunication contre ceux qui choisiraient un roi en dehors de la descendance de Pépin. La Revelatio donne un procès-verbal authentique de la cérémonie du sacre, et le discours du pape ne contient rien de pareil.

J’ai été conduit, de la sorte, à entrer dans des développements qui pourront être critiqués comme

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étant des hors-d’œuvre, mais qui ont pour but d’initier le lecteur aux habitudes de l’époque. C’est à des hommes du vin siècle que nous avons affaire, et c'est un véritable anachronisme que de les juger avec nos idées modernes. Je crois donc que ces renseignements sont utiles pour l’intelligence des documents, qui est nécessaire à la reconstitution des faits.

Certaines questions traitées alors avec détails n'ont pas pu être entièrement passées sous silence dans mon récit, et il y aura peut-être quelques redites, dont je m'excuse, sans cependant les regretter. On lit vite aujourd’hui, et il est bon d’insister sur les points importants. On m’a reproché un jour, de n'avoir pas dit certaines choses, qui étaient expliquées tout au long dans mon texte, et même avec insistance. Le critique, qui pourtant s'était montré sévère, avait tourné les pages un peu trop vite.

Novembre 1928.

Depuis que ces lignes ont été écrites, le traité du 11 février 1929 est venu apporter la solution, qui dépasse toutes les espérances. Un progrès magnifique a été réalisé.

Mars 1929.

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