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on retrouve constamment dans les historiens de l’époque des expressions comme celles-ci : molionem generalem faciens, commolo exercilu. Ces hommes qui n'avaient reçu aucune formation, étaient conduits par les fonctionnaires civils, le comte de la cité et ses agents. C'était une immense cohue, dont la moindre troupe organisée aurait eu facilement raison, et, de fait, les armées mérovingiennes ont été parfois honteusement battues et complètement détruites.
Clotaire Ier est vaincu par les Saxons; une armée austrasienne est exterminée par des bandes de Huns et une armée burgonde par les Lombards. Le roi d’Austrasie Sigebert voulant faire la guerre à son frère Chilpéric, revient aux plus mauvais errements de l’Empire et fait appel à des auxiliaires d’outre-Rhin. Il livre la Gaule à des troupes de Germains qui la pillent! et Brunehaut fait la même chose, Les expéditions faites en Italie, se terminent misérablement. L'’indiscipline est extrême, et le désordre qui s’ensuit fait qu’en 585, une armée entrée sans coup férir à Carcassonne, se débande tout à coup sans aucun motif, et les fuyards sont massacrés par les Goths. Une armée de Dagobert est complètement battue par les Wendes, et une autre de son fils, Sigebert IT, par les Thuringienst. Si de tels désastres n’ont pas été plus fréquents, et
1. Greg. Tur. H. E., IV, 14, 29, 42, 49 et 50. 2. Fredegarii Chronicon, 40.