Vila Anstrudis, Aci. SS. O. S. B., II
5. Anonyme d'Autun, 12. Feminarum nobilium monasteria destruxit carumque religionis primarias in exilium direxit.
il mit les uns à mort, il força les autres à s'enfuir à lPétanger et confisqua leurs biens! »
Tous ces hommes traités cruellement par Ebroïn passèrent de Neustrie en Austrasie, et se réfugièrent auprès de Pépin? Cela prépara la guerre qui éclata bientôt et qui se termina par la victoire de Pépin à Testry, en 687. On n’a pas de renseignements sur l’épuration que Pépin, devenu maître de la Neustrie, put faire subir au personnel des dignitaires. Il est probable qu’il dut indemniser les proscrits et récompenser ses fidèles. Son pouvoir était complet sur tout le pays, et il ne craignait pas de le faire sentir aux évêques. Un archevêque de Rouen, soupçonné de lui être contraire, fut dépossédé de son siège et enfermé dans un monastère du Hainaut*. Les documents constatent qu’il rétablit le bon ordre dans le pays, et que même il convoqua un synode pour restaurer la discipline ecclésiastique‘. Ce gouvernement réparateur dura vingt-sept ans.
1. Anonyme d'Auiun, 12. Priores optimates coepit instanter per, sequi, quos comprehendere valuit, aut gladio interfectione prostravit ant ad gentes extraneas ablatis facultatibus effugavit.
2. Annales Meïtenses. Ea tempestate (681) plurimi nobilium Francorum ob savitiam tyranni Ebroïni, Neustriam relinquentes in Austriam ad Peppinum confugiunt.
3. Vita S. Ansbertt. Act. SS. O. S. B., II, 1058. Pippino principi suggerunt virum sanctum adversus eum contraria tractasse consilia ; accusatus apud ipsum principem, jussu ejusdem exilio deportatur... nullo exstante crimine.
4. Ann. Meli.Correctis omnibus pravitatibus quae in illis partibus per cupiditatem et iniquitatem principum per-multos annos adoleverant, cunctam patriam pacatissimam reddidit. Synodum adunare praecepit in qua utilitatibus ecclesiarum, orphanorum viduarum consideratis….
Les faits que nous venons de voir montrent que les évêques ne sont plus indépendants du pouvoir civil. Autrefois, le roi qui les nommait ne pouvait pas les destituer, ce qui les distinguait des comtes. Il n’en est plus de même maintenant, et cela tient à ce qu’ils sont trop mêlés aux luttes intestines de l’aristocratie dont ils font partie. Mais ce qui caractérise cette première période, c’est qu’on ne se plaint pas de ceux qui leur sont donnés pour successeurs. Il semble donc qu’ils soient choisis dans le même milieu, sinon hommes d’églises, du moins aptes à le devenir. On ne voit pas qu’ils aient causé de scandale. Il n’en sera plus de même dans ce qui suit et de très graves désordres vont apparaître.