‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 55 sur 222 · S. Bonifacii, Epist. 86 (Episi. Merov. aevi T. I, p · texte numérisé non relu

S. Bonifacii, Epist. 86 (Episi. Merov. aevi T. I, p

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sible. L’avènement de Carloman au gouvernement l’Austrasie mettait le pouvoir aux mains d’un prince très pieux, qui plaçait au premier rang les intérêts de la religion.

On réunit en effet en Austrasie et en Neustrie, plusieurs conciles dont je parlerai plus loin. Ils rencontrèrent sur les points importants des difficultés insurmontables. Le plus urgent semblait être une épuration de l’épiscopat. Elle ne se fit pas, un seul des prélats indignes fut déposé, le jeune Gervilio, évêque de Mayence, qui avait versé le sang en combattant contre les Saxons. Cette déposition eut lieu en 745, et il est remarquable qu’elle fut prononcée par le papet.

Il aurait été très utile de restaurer l’autorité des métropolitains. Le siège de Cologne étant devenu vacant en 742, Boniface aurait voulu s’y installer, pour exercer en qualité de métropolitain les fonctions de légat dont il était déjà investi. Ce projet suscita l’inquiétude des intrus, et souleva une vive opposition. Les faits sont mal connus, mais il est certain que Boniface ne réussit pas, car on trouve à Cologne, en 748, un autre évêque nommé Agilulf, et Boniface est lui-même évêque de Mayence à partir de la même date.

Après sa mort, le 6 juin 754?, son pallium fut donné

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