‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 56 sur 222 · Epist. LXX, édit. Wurdtwein · texte numérisé non relu

Epist. LXX, édit. Wurdtwein

2. Cette date longtemps contestée par des documents dignes de foi entre 754 et 755 est maintenant fixée définitivement à 754. M. Schuler, Das Todes jahr der heil. Bonifacius, 764 nichi 766. Pasior Bonus, 1 juin 1906, Treier, Paulinus Druckerei.

à Chocodogang, évêque de Metz. Ce ne fut qu’un titre honorifique. La métropole de Rouen un instant restaurée disparut presque aussitôt, bien que l’évêque Renedices fût un frère de Pépin. L'organisation provinciale qui avait joué un si grand rôle au vi siècle avec saint Césaire d’Arles, ne fut pas rétablie parce que le roi ne le voulait pas. C’est qu’en effet Pépin ne voit aucun motif pour que les évêques aient d’autre chef que lui-même. On s’acheminait déjà vers le régime des concordats.

La réforme, telle que ses promoteurs Boniface et Carloman l’avaient comprise, ne réussit pas. L’au- tonomie de l’Eglise n’était pas dans les idées de l’époque. La nomination des évêques et des abbés dépendit, comme par le passé, de la toute-puissance du roi. L’épiscopat cependant, fut renouvelé avec le temps, la réforme se fit d’elle-même, et elle consista en ce que Pépin et Charlemagne furent assez pieux pour ne choisir que des hommes d’une vie plus recommandable.

Ainsi, le mal qui fit le plus de scandale par l'indignité des personnes, ne fut que viager. Celui qui s’attaquait seulement aux biens temporels de l'Eglise, était beaucoup plus profond; il se perpétua par la commende et dura toujours.

1. Cf. Lesne, La Hiérarchie ecciésiastique, Lille, 1905, p. 52-53,

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