‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 57 sur 222 · DE L'ARMÉE · texte numérisé non relu

DE L'ARMÉE

Les dignités ecclésiastiques avaient été distribuées aux grands personnages, mais il y avait auprès d’eux une foule d’hommes de guerre, qui reçurent des terres d’Eglise par quantités moindres. Les documents ne nous apportent pas le détail des faits, ils décrivent seulement l’ensemble, qui fut un appauvrissement général, et même la ruine plus ou moins complète de beaucoup d’églises. Dans certains cas les titulaires qui venaient de mourir, n’étaient pas remplacés, on empêchait les clercs et le peuple de procéder aux élections, et on partageait plus aisément les terres de l’église. « En ce temps malheureux, dit un chroniqueur, les biens des églises furent ravis, les choses qui appartenaient aux évêchés en furent séparées, les maisons religieuses furent détruites, et la discipline ecclésiastique perdue, à tel point, que les clercs, les prêtres, les moines, les moniales vivaient sans règle aucune, réfugiée çà et là, hors de leurs légitimes demeures! »

L’archevêque de Lyon étant mort, on ne lui donnait pas de successeur. L’archevêque de Vienne voyant les propriétés de son église livrées au pillage, et n’ayant plus de quoi subsister, avait quitté son siège et s’était

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