‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 58 sur 222 · De Gesiis episcoparum Trevirorum D. Bouquet, III · texte numérisé non relu

De Gesiis episcoparum Trevirorum D. Bouquet, III

retiré au monastère de Saint-Maurice d’Agaune. La plus grande partie des terres de l’évêché avait été distribuée en bénéfices à six chefs bavaroiïis pour payer leur entrée dans la fidélité de Charles! Plus tard, une lettre du pape Adrien constate que beaucoup de sièges épiscopaux étant vacants, les clercs n’étaient plus jugés par leurs évêques, les prêtres et les évêques étant ordonnés par des évêques voisins?

La plupart des chroniques parlent des efforts qui ont été faits dans la suite, pour reconstituer le domaine des établissements ainsi dépouillés. On apprend que certains monastères ont été ruinés et abandonnés sans retour Nous verrons plus loin que telle était encore la situation au temps de Char-

lemagne.

On voudrait savoir quel a pu être exactement le mécanisme de cette immense opération de pillage, qui s’abattit à plusieurs reprises, sur toute l’étendue du royaume. Un document fait savoir que Charles, très occupé de préparer la guerre, « rebus bellicis operosissime insistens », enleva ces terres à la propriété ecclésiastique pour les réintégrer au fisc, et qu'’ensuite il les distribua à ses soldatst Ce texte montre bien, comme tout l'indique, que le but poursuivi était d'organiser l’armée, et il peut s’interpréter en ce sens que le prince disposa des terres

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