D. Bouquet, III, p
3. Cf. Lesne, L'Origine des Menses, Lille et Paris, p. 46 et 47,
4. Adrevald, Miracula S. Benedicti, 1, 11, p. 35, 36. Rebus bellicis insistens.. ob eam rem plurima juri ecclesiastico praedia detrahens, fisco associavit ac deinde militibus propriis distribuere studuit,
d'église comme si elles étaient terres fiscales, mais il ne suffit pas à prouver que ces innombrables occupations aient été pourvues d’un statut régulier. Il y avait à cela une difficulté juridique, le domaine de l’Eglise étant inaliénable, ne pouvait pas faire retour au fisc. Il est plus probable, et cette hypothèse sera confirmée par la suite, qu’il y eut une simple tolérance. Il ne s’agissait que du menu peuple des clients, et chacun aurait été autorisé à s'emparer, par la force, du domaine qui lui était assigné.
Après la mort de Charles Martel, 741, Carloman, à qui était échu le gouvernement de l’Austrasie, apporta aussitôt le concours le plus énergique à la réforme de saint Boniface. Dès l’année 742 un concile austrasien fut réuni. Le lieu de l’assemblée n’est pas connu, mais la date n’est pas douteuse, et les canons nous sont parvenus, le premier s’exprime ainsi :
« Nous restituons aux églises les biens qui leur ont été enlevés; nous enlevons aux faux prêtres, ainsi qu’aux diacres et aux clercs débauchés tous revenus ecclésiastiques; nous les déposons et nous les condamnons à faire pénitence!. »
A la vérité c’est au prince temporel qu'il appartenait de restituer les biens d’Eglise, et au concile de punir les prêtres indignes. Mais, bien que la rédaction soit incorrecte, elle marquaiït très nettement la volonté bien arrêtée des deux pouvoirs.