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obscur et incomplet. Il ne parle que des religieux, et on ne voit pas trop en quoi consiste le census dont il est question. Par qui et à qui sera-t-il payé ? Pris isolément le mot est inintelligible. Il est probable cependant, qu’on a entendu faire allusion aux redevances prévues par le concile de Leptinnes, et qu’on veut dire que si le produit de ces rentes est supérieur aux besoins des moines, l’excédent profitera à l'Eglise et ne fera pas retour aux la’ques concessionnaires.
Quel a été le résultat de ces mesures? Il semble bien qu'elles aient été favorables aux tenanciers. Auparavant, ils n’avaient sans doute aucun titre, leur situation a été régularisée et par conséquent consolidée. Ensuite, tout dépend du taux des redevances. Il est probable qu’elles ont été minimes, car les réclamations ont continué comme par le passé. On les retrouve pendant plus d’un siècle dans les documents contemporains,
Il se peut qu’il ait été fait quelques restitutions, et, en tout cas, on ne cessa pas entièrement de faire des libéralités aux églises. Nous avons, pour cette période, dix-sept diplômes, sept de Charles Martel deux de Carloman et huit de Pépin maire du Palais! Ils ont en général pour objet la concession d’une terre à un établissement ecclésiastique. L’un d’eux même, le n° 23, est plus important. Il est adressé à Fulrad, déjà abbé de Saint-Denys; ce qui le place
1e iron: Germ. Hisi. Dipl. Imperii, t. 1. Diplomata regum .Fran-
corum e stirpe merovingiorum. Diplomata maiorum domus e stirpe Arnuljorum, n° 8 à 24, pages 97 à 109.
entre 749 et 751, et il restitue à son monastère une cinquantaine de villas!. Il est dit que ces terres ont été usurpées injustement « a pravis seu malis hominibus per iniqua cupiditate seu malo ingenio vel tepiditate abbatum vel negligentia iudicum. » Ce langage peut s’appliquer à des brigandages ordinaires qui auraient pu se multiplier pendant les guerres civiles. Et si vraiment il s’agit de ceux qui ont été accomplis à l’instigation de Charles Martel, on a pris soin de le cacher. A noter que Fulrad était alors très en faveur auprès de Pépin. C'était lui qui était appelé à négocier à Rome son élévation au trône, on ne pouvait rien lui refuser. Il ne faut donc pas se presser de croire, ni que l’abbaye de Saint-Denys a recouvré tout ce qui lui avait été enlevé, ni que les autres églises ont été traitées de la même manière.
Vers cette époque, et quelques années auparavant, se place la retraite de Carloman au Mont Cassin. Get événement est resté mystérieux pour les historiens qui transportent au vire siècle les idées et les conditions du monde moderne, et quine tiennent pas compte de la question des biens ecclésiastiques. Cette confiscation avait jeté un trouble profond et pour longtemps, dans une infinité d’intérêts, grands et petits; cela ne peut se comparer, mais en plus grand, qu’à la vente des biens nationaux sous la Révolution. Il est manifeste que les deux frères