ER LE DE
Romains, en particulier, n’aimaient pas les Lombards. Mais les maladresses réitérées de la politique impériale, jointes à la dureté de l’administration byzantine, devaient finir, à la longue, par entamer son loyalisme. Au temps de la querelle des images, et lors de l’affaire du Pont Salarius que nous verrons plus loin, l’union morale s’était faite un moment avec les Lombards contre l’Empire Grec. L’accord, à la vérité, ne dura pas, les préjugés étaient trop violents, mais il y eut des rapprochements dans la suite, et peut-être qu’une entente aurait été possible. Telle était en effet, dès le début, la pensée de saint Grégoire. Ce grand pape, qui, cependant, était un Romain de vieille souche, croyait qu’il fallait se résigner à partager l'Italie avec les Lombards, puisqu’on était impuissant à les vaincre, et il blâmait l’intransigeance de l’empereur Maurice! Ii s’efforçait de nouer des relations de courtoisie avec les nouveaux venus et il secondait la piété de la reine Théodelinde. Si ce projet avait été réalisé, les destinées du monde auraient grandement changé