‹ l'eglise merovingienne et l'etat pontificalChapitre 8 sur 222 · BTE · texte numérisé non relu

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tributions qui étaient entrées dans les mœurs, tombèrent à la charge de l’Empire. L'Etat dut fournir au peuple de Rome panem et circenses. « Les provinces, dit un historien moderne, eurent à nourrir la plèbe de Rome. Cette plèbe fut ce qui coûta cher à l’Empire. Le gouvernement n’eut pas la force, ou n'eut pas le courage de la contraindre à travailler. Il obéit à cette populace, il la nourrit à ne rien faire, il s’abaissa à l’amuser. Ce qui a coûté cher à l’Empire, c’est moins la cour impériale que la plèbe romaine. Tous les calculs qu’on peut faire ne sauraient donner une idée de ce qui fut enlevé chaque année aux populations laborieuses par cette démocratie paresseuse, inerte et inintelligente. Le monde a été appauvri par elle et l’Empire en a été déshonoré. La grande faute, peut-être l’unique faute de ce gouvernement impérial a été d’avoir manqué de courage vis-à-vis d’ellel. » De tels abus sont vivaces, et longtemps après la chute de l’Empire, les descendants de ces mendiants étaient encore une lourde charge et un embarras pour le bon ordre. Ce sont eux que l’on retrouve au 1x® siècle dans la foule qui insulte et acclame à quelques jours d'intervalle, le cadavre du pape Formose. Une coutume du même genre fut même étendue officiellement aux provinces. Les décurions de la cité avaient la charge de fournir au peuple du blé à bas prix?, et cela à leurs frais bien entendu, moyen

1. Fustel de Coulanges, L'invasion germanique, p. 53. 2. Digesle, I, 4-1,

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