Voir les chapitres 'X, 1-vir, page
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et se retira à Rome pour y chercher le repos. La, il prit l’habit religieux et devint moine au monastère du mont Soracte, établi à l’église du bienheureux Silvestre, et il jouit pendant quelques années du repos qu'il cherchait, en compagnie des frères qui l'avaient accompagné. Mais, comme beaucoup de pèlerins nobles partis de France, venaient à Rome pour accomplir des vœux, et qu’ils ne manquaient pas de venir saluer leur ancien maître, le repos qu’il désirait par-dessus tout, était souvent troublé, et il se vit forcé de changer de lieu. Voyant donc que ces nombreuses visites entravaient son projet de retraite, il quitta le mont Soracte, pour gagner, dans la province de Samnium, le monastère de saint Benoît, situé au Mont Cassin, et là il passa le reste de ses jours mortels dans les exercices de la vie religieusel.
Les dernières années de Corloman ne furent pas aussi paisibles que le dit cette phrase un peu trop brève. Il trouva au Mont Cassin l’ancien roi Ratchis, et les deux princes ainsi réunis dans la fraternité monastique, vont voir s’allumer entre leurs deux peuples, une guerre qu'ils désapprouvent, mais qu’ils sont impuissants à empêcher.
Il est manifeste, et nous l’avons déjà vu, que la retraite de. Carloman se rattache à la réforme de saint Boniface et à la question des biens ecclésiastiques. Quoique les deux frères aient gouverné, dit encore Eginhard, summa cum concordia, ils n’étaient