Adv. Marcion. i
3. Praescr. 30. Pour la date, Adv. Marcion. i, 19 et Srueckr, art. € Marcion », p. 268, de la Realencykl. de Hauck.
4. Clément d'Al. cite une i homélie » de Valentin. Stromat. iv, 13 (P. G. t. vin, p. 1296), et \i, 6 (t. IX, p. 276). Dans la seconde citation, Valentin parle de « l'Église de Dieu », qu'il appelle • le peuple du bien-aimé, le peuple qui est aimé [du Christ] et qui l'aime ». L'homélie était intitulée IlEpt çOwv ou • Sur les amis ». Le mot fîXoi était couramment employé pour désigner les membres
quentissimum plane collegium interhaereticos* ». Tertullien dit collegium. Tertullien écrit ailleurs des hérétiques (qu'on pèse bien tous ces termes qui sont, par antithèse, autant de prédicats de l'Église) : € Plerique nec ecclesias habent, sine matre, sine sede, orbi fide, extorres, sine lare vagantur^ ». Mais cela n'est pas vrai des Marcionites : c Faciunt favos et vespae, faciunt ecclesias et Marcionitae », dit Tertullien 3.
Il est très intéressant d'observer que le marcionisme se propage de Rome, et qu'un demi-siècle plus tard sa propagation s'est étendue à tout l'Empire, si grandes étaient alors manifestement les facilités pour une semblable expansion d'idées et de sectes : il fallait que la « grande Église » eût une singulière cohésion et un bien solide fondement, pour rester stable dans ce sable mouvant. Moins de dix ans, en effet, après la rupture de Marcion avec l'église romaine, saint Justin (en 150 ou bien peu après), écrivant sa première Apologie, disait : « Un certain Marcion, du Pont, qui enseigne encore, au moment présent, un autre Dieu plus grand que le Créateur, a pu grâce à l'appui des démons persuader à quantité de gens en tout pays de blasphémer et de renier Dieu, l'auteur de cet univers... Bien des gens l'écoutent comme le seul qui possède la vérité, et se moquent de nous *. » Sur la fin du second siècle, dans presque toutes les provinces on se
d'une même école philosophique : Valeatin l'a pria sans doute dans cette acception. Hàrnack, Mission, 1. 1, p. 3M.
1. Adv. Valent, i. — Voyez l'épitre xl, 16, de saint Ambroise, au sujet de l'affaire de Callinicum (en Osroëne), où des moines (en 388), molestés par les Yalentinieus de l'endroit, ont incendié le sanctuaire delà secte.
*. Praeser. 42.
3. Adv. Marcion. iv, 5 : € Habet plane et illud [Euangelium] ecclesias, sed suas, tam posteras quam adultéras,... Marcione soilicet conditore velaliquode Marcionis examine. FactuntfaYos>etc. — Clément fait peut-être allusion aux Marcionites, dans un passage où il critique les hérétiques qui rejettent les prophéties de l'A. T. de « leur Église •, comme de méchants enfants chassent leur pédagogue. Stromat. vu, 16 (P. G. t. IX, p. 537 A).