Origen, Contra Cels. iv, 52. Bakdenhlweu, t. i, p
2. Hegesipp. ap. EcsEB. H. E. iv, 22. S : è|iépi(7av r^v btnav* xf^ èxxÀYiaia;. Harnack (après Weizsaecker) ne croit pas qa'Hégésippe ait été un judéo-clirétien. Dogmengeschichte, t. !■*, p. SîC,
l'éguse naissante. 19
tin bien placé pour les connaître ^ Au sein du judaïsme, leur propagande était nulle : parmi les incirconcis, pareillement. Ces groupes furent vite réduits à des éléments exclusivement « hébreux », que leur légalisme isola comme leur langue, La force des choses fit que, étrangers à ce qui était écrit en grec, il ne leur resta en propre que l'évangile araméen dont ils usaient de temps immémorial, VÊvangile des Hébreux, comme on l'appela chez les Grecs, évangile plus ou moins indépendant des synoptiques, accommodé à la tradition de ces « Hébreux », croiton. Ces chrétiens « hébreux » ne sont pas une hérésie, comme celles de Cérinthe ou de Carpocrate, mais un résidu. Leurs communautés s'isolèrent de plus en plus, en marge de la chrétienté comme du judaïsme, et elles disparurent obscurément passé le iv* siècle 2.
Il a existé, au cours du ii« siècle, un autre judéo-christianisme, un judéo-christianisme non plus confiné dans des villages « hébreux » de Palestine, mais répandu au loin, à Alexandrie, par exemple, et à Rome aussi. C'est pour ce judéo-christianisme que fut traduit en grec VÊvangile des Hébreux. Les Logia grecs retrouvés ces dernières années en Egypte lui appartiennent peut-être. Symmaque, qui, au temps de Marc-Aurèle (161-180), traduisit en grec les livres hébreux de l'Ancien Testament, était originaire de Samarie, et judéo-chrétien. 11 donna un commentaire
1. lusTis, Dialog. xlvii. — On rapporte de Septime-Sévère, que, parcourant la Palestine, en 202, il prit des mesures contre les Juifs et les chrétiens. Spartian. Sever. 47 ; « In itinere Palaeslinis plurima iura fundavit : ludaeos fieri sub gravi poena vetuit, idem etiam de chrislianis sanxit ». On n'a pas remarqué, à ma connaissance, que cet édit vise la circoncision aussi bien chez les chrétiens que chez les Juifs. S'il en est ainsi, la pratique de la circoncision ne s'entendant que du judéo-christianisme, l'éditde Septime-Sévère visait le judéo-christianisme palestinien.
2. Augustin. De baptismo, vu, 1 : « Sicut illi qui se christianos Nazarenos vocant, et more iudaico carnalia praeputia circumcidunt, ... adhuc usque persistunt ». Ct. Contra Cresconiwn, I, 30. Rapprochez EPiPiiAN. Haei'. \xn, ^ et les autres textes réunis dans Harnack. Mission, t. II, p. 81.