‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 108 sur 216 · LA FIN DU JUDBO-CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

LA FIN DU JUDBO-CHRISTIANISME

de V Évangile des Hébreux, où il s'appliquait à justifier les traits proprement judaïsants de cet évangile ^ Ce judéo^-christianisme est une réaction contre lemarcionisme : on sait que, dans ce judéo-christianisme, tout ce qui était de saint Paul était répudié. Par contre, des apocryphes étaient reçus, dont nous connaissons quelques titres, entre autres celui d'un Évangile des douze apôtres^, et ces Déxpou xrjpÛYtiaTa, dont l'épître de saint Pierre à saint Jacques qui se lit en tête des Homélies clémentines, formait la préface 3. L'intérêt de cette épître est très grand.

L'apôtre Pierre, considéré comme le prince des apôtres, sachant sa fin prochaine, adresse à Jacques, c évoque de la sainte Église », le livre de ses KYipuYixa-ca ou enseignements. Pierre recommande à Jacques de ne communiquer le livre des KripiSytiaTa qu'à des hommes dignes et éprouvés, de même que Moïse a t donné sa chaire aux soixante et dix > anciens par lui choisis. L'effet de cette politique de Moïse a été que les Juifs ont gardé unanimement « le canon de la monarchie [divine] et de la vie [selon la Loi] », et qu'ils n'ont encore aujourd'hui d'autre pensée que celle

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