‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 11 sur 216 · REINACH, P.Î47-M · texte numérisé non relu

REINACH, P.Î47-M

8. Senec. ap. AcGOSTra. Civ. Dei, vi, U (Rkjiiach, p. 362). Cf. TïhTUtL, Ad nation, l.ii.

l'églisk naissante. 2

Juvénal nous en présente un cas, le cas d'Hn Romain qui observe le sabbat et s'abstient de manger du porc : ce Romain est un cpoSoi^jxevo; xèv ôiov, de là le nom de metiiens que lui applique Juvénal. Mais le fils de ce metuens embrasse le judaïsme : il se fait circoncire, il répudie les mœurs romaines, il ne connaît plus d'autre loi que celle des Juifs, il hait quiconque n'est pas juif.

Non monatrare vias eadem nisi sacra colenti!

Celui-là est un vrai prosélyte de la justice, dûment incorporé au peuple juif, tandis que le père n'était encore que vaguement juif ^ . — Pareil contraste apparaît dans l'histoire de la conversion du roi d'Adiabène, Izate '. Sur la prédication d'un marchand juif , nommé Ananie, Izate se convertit à la foi juive et demande la circoncision. Mais Ananie lui représente que l'observation des commandements de Dieu importe plus que la circoncision, et qu'on peut être fort bon juif sans cette cérémonie. Quelque temps après, un Juif de Galilée, nommé Éléazar, ayant trouvé le roi qui lisait le Pentateuque, lui montra, par les textes, qu'il ne pouvait pas observer la Loi sans être circoncis. Izate se laissa persuader et circoncire. — A Césarée, Corneille est un centurion de la cohorte Italica^ il n'est donc point juif puisqu'il est militaire. Mais il est « pieux et craignant Dieu («ùctê^ç x«\ çpo6ou(x«voç tov d«ov), ainsi que toute sa maison, et il fait beaucoup d'aumônes au peuple et prie Dieu sans cesse ». Il est « juste et craignant Dieu (Si'xawç xo\ (poêotîucvo; -w» 6tov), et estimé de tout le peuple des juifs » de Césarée (tou Iôvouç twv lou8a((«»v). Pour recevoir la visite de l'apôtre Pierre, il invite « sa famille et ses amisin-

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