‹ L'église naissante et le catholicismeChapitre 112 sur 216 · Stromat. vi, 8 (IX, 289 C · texte numérisé non relu

Stromat. vi, 8 (IX, 289 C

3. Id. 7 (28* A) : T) Yvwffi; 6à aÙTifi, ilj xaTÔ SiaSoy^àî el; ôXÎYO^î **î Ttôv àTtoaTÔ/ojv àYpa?uî itapa5oâetaa, xaTEXriXuOev. ici encore l'idée de irapàSoori;. Cf. Excerpt. Theodot. 66 (IX, 689), et Eclog. prophet.S9 (728).

4. Stromat. i, 1 (VIII, 700) : ti^v àXTiOri tïï; ixaxapia; (jœÇovTEç SiôaaxoXîa; irapàôoaiv, eù6ù;à7To llsTpcu xxX. — Sur la primauté de Pierre, par rapport aux autres apôtres, on rappellera ce que Clément écrivait au livre YIII de ses Hypotyposes : « Le Christ a, dit-on, baptisé Pierre seul, Pierre a baptisé André, celui-ci a baptisé Jacques et Jean, ces derniers les autres. » P. G. U IX, col. 745 C. (Tiré du Pré gpirituel). Ailleurs, Clément appelle Pierre œ l'élu, le choisi, le premier des disciples (ô TcpwTo; twv (jLaQrjTwv), pour qui seul, avec lui-môme, le Sauveur a payé le tribut ». Quis div. salv. 21. — Au livre des Hypotyposes, Clément croyait savoir que le Képhas à qui Paul a résisté en face n'était pas l'apôtre Pierre, mais un des soixante-dix disciples! EusEB. H. E. I, 12, 2.

L'enseignement des presbytres tire son autorité des apôtres dont il est un héritage venu jusqu'à nous par succession (xaTà SiaSo-^àç). Il ne s'agit pas là proprement de la SiaSoyvi des évoques en général, reconnaissons-le : Pantène, en effet, n'est pas évêque comme Méliton et Irénée, Clément pas davantage. Cependant Clément justifie l'enseignement des presbytres, qu'il ne distingue pas des évéques, par la même considération dont usaient Irénée, Hégésippe, Papias, Polycarpe, pour justifier l'enseignement des évéques et la foi des églises ' .

L'épiscopat, distinct de Tapostolat, remonte aux apôtres : « Pierre, Jacques et Jean, après l'ascension du Sauveur, encore que le Seigneur les eût honorés plus que les autres, ne se disputèrent pas la gloire, mais choisirent Jacques le juste pour évêque de Jérusalem ^ ». Clément écrit, par allusion à un mot des Pastorales {1 Tint, m, 4-5) : « Il faut instituer des évéques, dit [saint Paul], qui sachent, après [avoir gouverné] leur propre maison, gouverner toute l'é' glise 3 ». Car l'église est gouvernante et gouvernée. D'un côté, est le peuple''. De l'autre sont les pasteurs de ce peuple, les « chefs des églises », en comprenant sous ce nom de chefs, aussi bien les évéques que les prêtres : « Nous sommes pasteurs, écrit Clément, nous les chefs des églises, à l'image du bon pasteur, et vous, vous êtes le troupeau » '.

1. Sur les « presbytres » de Clément, cf. Eclog. prophet. 97 (ix, 711) et 56 (734).

3. Cité da dixième livre des Hypotyposes parEussB. H. E. ii, i, 3.

3. Stromat. ni, la (VIII, 1180 A) : toù lS(ou oîkou xai tij; âxx),r,(jiaç àuâoTfi; jïpofffTaaOai. Cf. »d. 18 (1212 B).

4. Stromat. i, 1 (VIII, 692 B). Cf. Stromat, m, 18 (VIII, 1189 G) : itpEffêÛTepo;, ôiàxovoç, Xaïxôî.

K. Paedagog. i, 6 (VIII, 393 D) • el te 7Tot(ji.éve; ia|iàv ot xâv £xx>T|aidv

Celui-là est vraiment presbytre de Véglise, et véritable diacre de la volonté de Dieu, qui pratique et qui enseigne les choses du Seigneur : il n'est pas estimé Juste, parce que les hommes l'ont élu et parce qu'il est presbytre, mais parce que Juste il a été mis dans le presbyterium. Et quand même sur terre il n'aurait pas été honoré du siège le plus élevé, il s'assoira sur les vingt-quatre trônes et Jugera le peuple, comme dit Jean dans l'Apocalypse... Car l'ordre Ique nous voyons sur terre] dans l'Église, des évêques, des prêtres, des diacres, est, Je pense, une imitation de la gloire angélique et de cette économie que les Écritures disent réservée à ceux qui, marchant sur les pas des apôtres, ont vécu dans la perfection de la Justice selon l'Évangile. Dans les nuages ils seront ravis, dit l'apôtre, pour remplir d'abord l'office de diacre, ensuite pour être admis dans le presbyterium, selon un ordre de gloire {car il y a gloire et gloire), Jusqu'à ce qu'ils atteignent à la taille de l'homme parfait^.

Bien remarquable est l'indivision apparente que Clément laisse entre les prêtres et l'évêque : le presbyterium est un honneur, une gloire, où ensemble ils sont élevés * : l'évêque est le presbytre auquel est dévolue la itpwToxaôeSpfa. La distinction est ailleurs nettement marquée des degrés de la hiérarchie. « Mille prescriptions, dit Client', concernant les personnes

npoY|You[i.evoi, x«t* elxova tov aYadoO 7iot|iÉvoc, xi jè itçâSaxa, ^(tetç {ita Staehlin). Sylburg propose de lire û{i.sî;.

1. S<romat.vi,13{IX, 3281): .. ovx ^''^' àvôpwitwv xugoxoyo\i\t.t\(K, oui' Srci irpeaSyTepoç, fifxaioç vo|J.iÇ6(jLevoç, àXX' ôri Stxaio; èv Ttpeaêutepîw xaxaXeYÔiAevoi;' xàv ÈvTaOÔa èui yyjç uptoToxaGeSpicf (jit) Tijiriô^ xtX. — al âvtaùôa xaxà xYiv èxxÀYjdiav TipoxoTtai èniaxôîrwv, nptoÉuTéptov, 6iax6v(i)v, |xi(Arj(xaTa àYYe^t'tïiî » oi'J'.a', 565yî; xtX.

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